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Politique

Covid-19 pèse sur la rentrée politique

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5847 Le 21/09/2020 | Partager
Les partis peinent à sortir de la léthargie du confinement
Les lois électorales ravivent les débats

Plus d’université d’été, pas de discours fleuve des dirigeants des partis,… la classe politique, visiblement plongée dans le confort du confinement à l’instar des citoyens, n’arrive toujours pas à reprendre l’initiative. En dépit des recommandations du discours royal de la Révolution du roi et du peuple, en faveur d’une mobilisation de toutes les forces vives pour contrecarrer la pandémie, l’opinion publique n’a rien vu venir. Les directions des partis se sont contentées de publier des communiqués de presse à l’issue de leurs bureaux politiques alors que la situation impose de passer à l’action. En tout cas, les partis semblent marcher sur les traces du gouvernement qui s’est distingué par la publication de communiqués. Pourtant, la situation épidémiologique, avec l’aggravation des statistiques, particulièrement le nombre de décès, impose aux ministres de monter au créneau. Ils doivent saisir l’opportunité de venir sur les plateaux de télévision pour expliquer aux citoyens qui semblent désarmés. Avec la pandémie, des ministres ont développé une manie, négliger l’opinion publique.

                                                                                       

■ Les derniers arbitrages du PLF 2021

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Le pays entame la mise en œuvre du programme de relance économique, avec le démarrage effectif du Fonds d’investissement stratégique. Cela doit être accompagné par la reprise des réunions du Comité de veille économique, une structure créée au lendemain du développement de la pandémie, et qui a permis de traiter et de régler plusieurs questions centrales. En outre, le ministère de l’Economie et des Finances est plongé dans les préparatifs du PLF 2021. Les derniers arbitrages seront bientôt effectués à la lumière des consignes contenues dans la note d’orientation publiée à la mi-août. Il ne restera donc qu’un Conseil des ministres pour délibérer des orientations générales du PLF 2021, avant de le transférer au Parlement, et ce le 20 octobre prochain.

■ Les lois électorales priment

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Pour les partis, la préparation des élections de 2021 semble prendre le pas sur les impératifs économiques. Pour rappel, les concertations politiques entre le chef du gouvernement et la classe politique avaient démarré avant la pandémie. Le ministre de l’Intérieur a repris le dossier au début de l’été. Après la remise des mémorandums, Abdelouafi Laftit a enclenché la dynamique par tables rondes avec les partis pour mieux s’imprégner de la profondeur de leurs propositions. Aujourd’hui, ils attendent une réunion avec le ministre de l’Intérieur qui devra leur livrer sa vision des lois électorales.

■ Précarité de la majorité
En tout cas, si les trois partis de l’opposition (Istiqlal, PAM, PPS) ont élaboré un mémorandum commun, il en va autrement pour la majorité. Chaque formation de la coalition gouvernementale a préparé sa contribution en solo. Si celles du PJD et de l’USFP sont connues, les copies du RNI et du MP ne sont pas rendues publiques. Ce qui renseigne sur le degré de précarité de la majorité. Dans un communiqué de presse, publié à l’issue de la réunion de son bureau politique, l’USFP s’en est pris au chef du gouvernement. Le parti a critiqué son «insistance à créer les conditions de désintégration de la majorité, en tentant de justifier des décisions techniques par une couverture politique. Ce qui sème le doute sur ses réelles intentions dans la consultation de la majorité». Selon les amis de Driss Lachgar, le chef du gouvernement a évacué le cadre institutionnel de la majorité, particulièrement dans les discussions autour des lois structurant l’économie et les finances du pays. Il se contente de les informer. Par contre, «le bureau politique s’est félicité du dynamisme qui distingue les consultations sur les lois électorales et renouvelle son appel pour des réformes profondes et radicales garantissant la transparence du suffrage universel qui renforcent les institutions».

■ Modèle de développement impacté par la pandémie

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Le président de la Commission spéciale sur le nouveau modèle de développement a entamé un 2e round de réunion avec les partis politiques. Normal, les réflexions menées par la classe politique n’avaient pas pris en compte les conséquences à long terme de la Covid-19. Aujourd’hui, il s’agit de tirer les leçons de cette rude épreuve pour que des choix stratégiques soient faits. C’est le cas notamment du «made in Morocco», de l’autonomie en matière agricole, industrielle, énergétique en plus de la sécurité sanitaire. Autant de nouveautés qui ont dicté à Chakib Benmoussa de procéder à un nouveau tour d’horizon avec les partis politiques sur le nouveau modèle de développement.

                                                                                 

■ Le Parlement en appui au gouvernement

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La rentrée politique est également marquée par la mise en place d’un groupe de travail sur la réforme du système de santé au sein de la Chambre des représentants. L’idée est de déblayer le terrain pour que le gouvernement puisse conduire le chantier royal de la réforme de la protection sociale. La méthodologie retenue est originale. Il s’agit d’organiser des séances d’auditions des principaux acteurs du système de santé, selon les thématiques retenues. Elles seront suivies par l’organisation de 4 journées d’études. A l’issue de ces rencontres, des propositions concrètes pour la réforme seront mises sur la table. Ce travail doit être terminé avant fin décembre.

Mohamed CHAOUI

 (Ph. L'Economiste)

 

 

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