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Economie

Des pôles technologiques pour former les ingénieurs?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5812 Le 27/07/2020 | Partager
Chacun regrouperait plusieurs écoles, ainsi que des centres R&D, laboratoires…
Inspirés des cités des métiers et compétences de la formation professionnelle
Les propositions des alumni de l’EMI pour le modèle de développement
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Aux yeux des 1.112 ingénieurs lauréats de l’EMI sondés, l’éducation et l’instauration d’un Etat de droit devraient être placées en tête des priorités du Maroc

Les ingénieurs souhaitent apporter leur contribution au nouveau modèle de développement. Ceux de l’EMI ont présenté des propositions concrètes à la commission spéciale (CSMD), auxquelles 1.112 alumni ont participé. Elles ont été récemment partagées par l’association des ingénieurs de l’EMI (AIEM), lors d’un webinaire labellisé par la CSMD. 
Les EMIstes ont axé leurs recommandations autour de deux grandes suggestions: la création de Pôles Technologiques Régionaux (PTR), et la mise en place d’un nouveau système de gouvernance des projets et programmes publics. Les pôles technologiques s’inspirent des Cités des métiers et des compétences dédiées à la formation professionnelle. Des cités censées à la fois former des opérationnels en étroite collaboration avec les entreprises, répondre aux besoins des régions en ressources humaines et expertises, et promouvoir l’entrepreneuriat. Les PTR rempliraient les mêmes missions, sauf qu’ils se focaliseraient sur la formation d’ingénieurs (qui montait d’un cran) et intégreraient une composante R&D. 

Concrètement, les pôles, à doter d’un cadre légal spécifique et d’une autonomie de gouvernance, abriteraient une ou plusieurs écoles d’ingénieurs, avec des formations de type bachelor (bac+5). Ils incluraient des centres de recherche scientifique, avec un focus sur les sujets intéressant les territoires, des laboratoires, fablab, incubateurs... Les PTR seraient spécialisés par thématique, selon les régions. Concernant le financement, un appui de l’Etat et des régions est nécessaire, à compléter par des recettes propres (études, projets R&D, formation continue…). Les EMIstes suggèrent un premier PTR pilote à Rabat-Kénitra, porté par l’EMI. D’autres établissements la rejoindraient, comme l’ENSIAS, l’INPT et l’INSEA. Les régions sans écoles pourraient être dotées d’antennes des PTR installés. Pour la réussite du modèle, l’AIEM recommande d’agir sur deux leviers: Le corps professoral et la gouvernance. L’association insiste sur la nécessité de s’appuyer sur des profils d’enseignants eux-mêmes ingénieurs. Il faudrait, pour cela, offrir un statut et des intéressements attractifs aux ingénieurs, les encourageant à s’investir dans la recherche et l’enseignement. Pour parer au déficit actuel en enseignants ingénieurs, l’on suggère de diversifier les formules de recrutement (échange de professeurs, CDD, travail à mi-temps…) et de faire appel à des non-Marocains.     

En matière de gouvernance des PTR, les alumni préconisent d’accorder une autonomie de gestion. Ceci favoriserait la planification stratégique, la prise de décision agile, y compris dans la conception des plans pédagogiques, et le suivi des projets. L’accent est également mis sur le contrôle a posteriori des opérations, au lieu du contrôle a priori impliquant des retards énormes dans les projets universitaires.  
Les EMIstes rêvent de hubs de formation et de recherche ouverts sur les étudiants et chercheurs de tout le continent. Leur rayonnement serait ainsi continental. Leur taille leur offrirait une visibilité à l’international.


Confier la gouvernance des projets publics à une entité dédiée

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Actuellement, la formation des ingénieurs est assurée par quelques grandes écoles, des établissements de type ENSA et FST, ainsi que par des écoles privées. Les établissements sont organisés en silos, sans vision stratégique commune et éclatés entre plusieurs ministères. Ils peinent également à nouer des partenariats solides avec le monde économique

Un nouveau système de gouvernance des projets et programmes publics. C’est la deuxième grande proposition des EMIstes. Quatre piliers sont suggérés. Le premier a trait au management de portefeuilles stratégiques. Cela permettrait de prioriser les projets et de les aligner sur les stratégies nationales et régionales, de mettre en cohérence les initiatives et de mutualiser les ressources. Le système s’appuierait également sur une structure dédiée, avec une vue globale sur tous les projets. Elle veillerait à la cohérence globale des chantiers. Ceci améliorerait l’efficacité de la gestion, les délais de livraison et la prise de décision, et encouragerait la mutualisation des ressources. La structure assurerait ainsi un rôle de PMO (Project Management Office) transverse. Elle pourrait même éditer des standards de gestion de projets et superviser leur application. La standardisation de la pratique de gouvernance est justement le troisième pilier. Enfin, les alumni insistent sur un système de valeurs fort (transparence, agilité et équité). 

 

Ahlam NAZIH

 

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