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La CGEM au Club de L’Economiste: L’emploi, mère de toutes les batailles

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5812 Le 27/07/2020 | Partager
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Seuls 350.000 personnes ont repris sur 950.000 qui étaient en arrêt temporaire d’activité
Un assouplissement de la législation du travail attendu par le patronat
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Chakib Alj, président de la CGEM : «Nous sommes confiants par rapport au climat social puisque toutes les parties prenantes convergent vers le même objectif, à savoir le maintien de l’emploi»

«Les entreprises seraient moins pessimistes sur l’évolution de leur chiffre d’affaires ». Cette perception plus ou moins positive relevée par le baromètre de la CGEM est liée aux mesures de contingence mises en place et à la reprise ainsi que le déconfinement dans plusieurs pays partenaires économiques et commerciaux du Royaume. Invité au Club de L’Economiste, Chakib Alj président de la CGEM appelle néanmoins à la prudence et à l’accompagnement des entreprises dans la relance par des mesures fortes et concrètes surtout que la sortie de la crise est difficile à prévoir. Les répercussions sur les principaux partenaires européens devraient se traduire par une chute de 16,2% de la demande adressée au Maroc. Le Haut Commissariat au Plan anticipe une récession en 2020, la première depuis plus de deux décennies. Dans ces conditions, l’enjeu est de préserver l’entreprise et les emplois. «Maintenir l’emploi n’est pas suffisant, il faut en créer. Nous devons aussi régler les problèmes du Code du travail dans l’intérêt de l’entreprise et du salarié. Le tout dans un cadre win -win».
Les licenciements sont inévitables. Chakib Alj s’est longuement attardé sur les contraintes auxquelles les chefs d’entreprises se heurtent: une reprise difficile avec tous les risques qui entourent l’emploi. A fin juin, seuls 350.000 salariés en arrêt temporaire du travail sont retournés à leurs postes alors que 600.000 étaient toujours dans l’incertitude.
Des mesures de soutien sont envisagées. Certaines proposent des avantages au niveau de la CNSS en contrepartie du maintien de 80% des effectifs! Mais tout le souci aujourd’hui est de «rattraper les 20%». Le patron des patrons propose notamment de réduire l’impact de la crise par de l’accompagnement à travers la formation pour la reconversion dans d’autres métiers: «Nous avons des manques au niveau de certains secteurs et des excédents dans d’autres».
La situation économique est telle que des licenciements sont inévitables. «Nous n’allons pas échapper à cette problématique», poursuit Alj. Sauf que le Code du travail est assez rigide et n’offre pas de souplesse aux entreprises. L’accord social du 25 avril prévoit des mesures dont certaines sont liées au code du travail. Jusque-là seul le projet de décret fixant les secteurs et les cas exceptionnels dans lesquels un CDD peut être conclu est validé. Un texte qui va introduire une dose de flexibilité dans l’arsenal juridique liée au travail mais sans apporter des changements en profondeur. Tout le challenge aujourd’hui est de parvenir à introduire un assouplissement dans la législation du travail.
C’est même important dans un contexte de réorganisation des chaînes globales de production et de relocalisations depuis la Chine. Un mouvement dont le Maroc captera certainement une partie surtout qu’il jouit d’une stabilité politique et économique et dispose de l’infrastructure adéquate. « Pour attirer ces investisseurs, nous devons avoir une souplesse au niveau du code du travail», conseille le président de la CGEM.
Pour le patron de la confédération patronale, certaines mesures pourraient aider à la préservation de l’emploi. C’est le cas notamment du maintien du soutien financier aux salariés des secteurs touchés via l’indemnité CNSS et l’instauration par la suite d’une indemnité partielle de compensation si la crise devait durer plus longtemps. Il propose aussi le report à 2021 de la deuxième augmentation du Smig de 5%. Celle-ci est jugée inopportune au moment où les entreprises ont du mal à reprendre totalement leur activité. Elle viendrait également alourdir les charges dans un contexte compliqué. «Le dispositif sanitaire a un coût pour les entreprises. C’est près de 8% de la masse salariale pour les grandes structures. Une augmentation dans ce contexte accentuera également le gap entre le formel et l’informel», avance Alj!

Khadija MASMOUDI

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