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Economie

Impressionnante percée du préscolaire!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5808 Le 21/07/2020 | Partager
Le taux de préscolarisation passe de 49,6% à 72,5% en deux ans
La part des kouttab et msid descend à 50%, contre 63% en 2017-2018
Le cycle pourrait être généralisé à 100% des 4-5 ans avant le deadline de 2028

Quand on veut, on peut. C’est exactement l’histoire du pré-scolaire, longtemps relégué au second plan. Il aura fallu, encore une fois, un coup de pouce royal. Lors de son message aux participants à la journée nationale sur l’enseignement préscolaire, le 18 juillet 2018, le Souverain avait insisté sur la nécessité d’un préscolaire «obligatoire» progressivement intégré à l’enseignement général, et selon «une architecture éducative cohérente».

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La généralisation du préscolaire nécessitera un investissement de près de 30 milliards de DH. En 2019, un budget de 1,35 milliard de DH y a été alloué (Ph. ANa)

En deux ans, le taux de pré-scolarisation a réalisé un bond impressionnant, passant de 49,6% en 2017-2018 à 72,5% en 2019-2020, soit presque 23 points de pourcentage supplémentaires.

Selon le bilan de la deuxième année de la mise en œuvre du programme national de généralisation et de développement de l’enseignement préscolaire, présenté samedi dernier au siège de l’Education nationale, le taux de préscolarisation des filles, aussi, s’est nettement amélioré. Il est passé de 45 à 68,9% en deux ans. Durant ce court laps de temps, le taux a gagné 27 points dans le monde rural, montant de 35,4 à 62,4%. Depuis 2018, près de 46.519 éducatrices et éducateurs ont été mobilisés, dont 6.583 supplémentaires. Quelque 4.541 classes ont également été ouvertes, portant le total à 47.682 salles.

La cadence du projet est plus rapide que prévu. A ce rythme, la généralisation à 100% des 4-5 ans pourrait intervenir bien avant 2027-2028 comme annoncé. Le ministère table sur 2024-2025.

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L’effort des deux dernières années scolaires est visible. Plus de 100.000 enfants par an ont rejoint le cycle préscolaire pendant cette courte période. A ce rythme, la barre du million d’inscrits serait facilement atteinte en 2020-2021

Ces performances sont le fruit d’une mobilisation générale, et plus particulièrement dans le public, dont la part dans le secteur a grimpé à  23%, contre seulement 13% en 2017-2018. En parallèle, celle du préscolaire traditionnel (kouttab et msid) a reculé, pour descendre de 63% en 2017-2018 à 50% en 2019-2020. Les Académies régionales de l’éducation et de la formation ont mis le turbo pour ouvrir des classes à tour de bras dans les écoles primaires, en partenariat avec des ONG. L’INDH a, également, apporté son appui. L’an dernier, l’institution avait promis 15.000 salles.

Pour coordonner ces efforts, l’Education nationale a monté une unité centrale pour la gestion du préscolaire. Plusieurs mesures ont également été prises, dont la conception d’un référentiel des métiers et compétences des éducateurs, en partenariat avec l’Unicef, l’organisation de formations dédiées, la mise en place d’un référentiel pédagogique propre au secteur… La tutelle prévoit, en outre, un référentiel de qualité de l’offre préscolaire, ainsi que la révision de son cadre législatif.

Après des décennies de négligence et de «bricolage pédagogique», ce cycle essentiel, conditionnant l’ensemble du parcours scolaire des élèves, semble enfin sur la bonne voie. Néanmoins, tout n’est pas gagné d’avance, notamment le défi de la qualité. Les éducateurs qualifiés sont une denrée rare. La tutelle ne pourrait réussir son défi sans mettre le paquet sur la formation des compétences à même d’encadrer la petite enfance, en parallèle à ses efforts «logistiques». Des rémunérations attractives sont aussi nécessaires. Le contrôle et l’assurance qualité du secteur sont, par ailleurs, cruciaux.

Ahlam NAZIH

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