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Dossier Spécial

Ecoles françaises au Maroc: Elles veulent conquérir l’Afrique

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5803 Le 14/07/2020 | Partager
Des diplômes similaires à ceux délivrés en France
Un large choix de filières pour les étudiants
Une mobilité à l’international incluse dans le programme

Depuis quelques années, les écoles les plus réputées de France manifestent un réel engouement envers le pays. L’EFA, l’Emlyon Business School, l’Ecole des Mines, l’EIGSI, l’ESSEC, l’école des Ponts… L’une après l’autre, elles se sont installées dans le pays.

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 Pour les étudiants et leurs parents, ces partenariats représentent beaucoup. Plus besoin d’envoyer leur enfant de 17-18 ans étudier à l’étranger. Ce qui représente moins de stress et de préoccupations quant à leur installation et adaptation dans un environnement inconnu, mais aussi un gain d’argent (Ph. Pixabay)

En délocalisant leurs programmes, les établissements français gagnent en notoriété au niveau international et élargissent leur offre dans le continent. A travers leur implantation au Maroc, elles souhaitent conquérir l’Afrique en attirant des étudiants subsahariens. Ces derniers peuvent bénéficier d’une formation adaptée, tout en étant dans un environnement qui facilite leur intégration.

Un pari gagnant-gagnant puisque cela apporte une réelle diversification au secteur. «Notre installation à Casablanca a pour objectif de développer notre offre sur l’Afrique. Nous sommes convaincus de la pertinence de notre approche «Glocal: Think Global, Act Local». C’est la capacité d’agir dans le contexte local avec un ancrage permettant de répondre aux attentes du marché, tout en développant une approche globale à l’échelle internationale», souligne Mourad El Mahjoubi, DG de l’Emlyon business school Africa. En ce sens, l’école a développé une organisation, des programmes et des parcours innovants à même d’attirer des étudiants internationaux.

L’établissement propose des programmes issus du catalogue global Emlyon business school, mais aussi d’autres déployés exclusivement sur le campus de Casablanca. Elle a aussi mis en place trois mastères spécialisés (MS transformation digitale, marketing et stratégie, MS entrepreneuriat et management de l’innovation et le MS ingénierie financière), tous accessibles aux bac+5 et bac+4 avec expérience professionnelle. «Ces formations reconnues par la Conférence des Grandes Ecoles, permettent à nos apprenants de combiner études et activité professionnelle. Ces programmes se déroulent en part-time (un week-end sur deux) sur douze mois», indique Mahjoubi.

Ces écoles françaises viennent également répondre aux souhaits des parents qui ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’étranger, directement après le bac. Cela leur revient aussi moins cher puisqu’ils n’ont plus, pour certains, de logement et autres frais annexes à prendre en charge.

L’École française des affaires (EFA) est un établissement français de formation professionnelle préparant aux métiers du commerce, du management et des ressources humaines. Il a été créé en 1988 suite à une convention entre l'État français (représenté par l’ambassade de France au Maroc) et la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc (CFCIM). «Notre mission est de former des cadres moyens rapidement opérationnels à travers un cursus de 3 ans, validé par un diplôme d’État français bac+3.

Nous proposons trois filières, à savoir: le management opérationnel des entreprises, le développement commercial et la gestion et pilotage des ressources humaines», explique Amine Barkate, directeur de l’EFA. Forte de son alliance avec la CFCIM, l’école assure des stages en moyenne en deux mois à ses étudiants. Elle propose également des formations adaptées pour répondre aux besoins des 5.000 entreprises adhérentes à la Chambre.

Toulouse Business School, pour sa part, offre deux programmes de formation de base, à savoir: un Bachelor en développement des affaires pour les bac+2 et un Bachelor en management délivré sur 3 ans. Ce dernier a pour but de préparer aux opportunités d’emploi sur le continent.

«Ce cursus vient d’être visé par le département de l’Enseignement français. Il offre beaucoup de mobilité aux étudiants puisqu’ils peuvent démarrer le programme à Casablanca et le finir à Toulouse ou à Barcelone», indique Mohamed Derrabi, DG de TBS.

L’école dispose aussi de plus de 100 professeurs permanents, qui assurent la production pédagogique et l’encadrement des étudiants, ainsi qu’une centaine de professeurs affiliés. «Les formations dispensées à Casablanca suivent la même ligne pédagogique que Toulouse, les cours ont le même syllabus des programmes et sont même parfois dispensés par des professeurs du campus de Toulouse», ajoute-t-il.

D’ailleurs, les programmes et les diplômes délivrés par tous ces établissements sont similaires à ceux délivrés à l’étranger. Toutes ces écoles mettent l’accent sur la mobilité de leurs étudiants. Des semestres à l’étranger ainsi que des stages humanitaires ou en entreprises dans d’autres pays sont quasi obligatoires.

Parmi les premières écoles à avoir posé leurs bagages au Maroc, l’on retrouve l’EIGSI la Rochelle (Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels). Installée depuis 2006, elle décline un programme similaire à celui délivré en France, A partir de la 3e année, l’EIGSI Casablanca propose des enseignements à dominante conception et industrialisation des systèmes mécaniques, énergie et environnement (axe bâtiment et axe transport), BTP, intégration des réseaux et des systèmes d’information, mécatronique et autres.

Africa Sup: Un réseau pour les écoles françaises

Fondé en 2018, le réseau des écoles françaises installées au Maroc, Africa Sup, comptait 5 établissements. Il s’agit de Centrale Casablanca, l’Essec Rabat, l’Emlyon Casablanca, l’INSA de Fès et l’Ecole des Mines de Paris, présente au Maroc à travers l’EMINES. Deux autres, Toulouse Business School (TBS) et l’EIGSI, première école à délivrer le diplôme d’ingénieurs français à l’étranger, les ont rejoint quelque temps après. Leur objectif est d’unir leurs forces pour mieux se développer en Afrique. Ces écoles ambitionnent aussi d’augmenter le nombre de bourse d’études. Aujourd’hui, ce réseau est en stand-by, depuis le départ de son président Tawhid Chtioui en avril 2019.

Tilila EL GHOUARI

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