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Entreprises

La CIMR parie sur les infrastructures en PPP

Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5787 Le 22/06/2020 | Partager
Avec les OPCI, une orientation clé de la politique des placements
L’ouverture aux affiliés «personnes physiques» porte ses fruits
Le siège actuel de la Caisse sera mis en location
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Khalid Cheddadi, PDG de la CIMR : Notre allocation cible est d’arriver à 38% d’obligations, 47% d’actions, 10% d’immobilier et 5% d’infrastructures. Pour y arriver, la Caisse se positionne sur les OPCI et certains investissements en infrastructures de l’Etat

- L’Economiste: Quel a été l’impact de la forte baisse de la Bourse sur la situation patrimoniale du régime et le niveau de ses réserves ?
- Khalid Cheddadi:
Comme vous le savez, la crise du Covid-19 a eu un impact important sur les cours de Bourse en passant par une période de forte volatilité. La baisse des cours diminue notre stock de plus-values latentes, mais n’affecte pas notre résultat d’exploitation et les réserves comptables tant que ce stock reste positif, ce qui est le cas actuellement. Nous espérons que la sortie de l’état d’urgence sanitaire va permettre une reprise vigoureuse de notre économie qui permettra de retrouver les valorisations d’avant la crise dans les prochains mois.

- Redoutez-vous que la crise du coronavirus n’entraîne une vague de départs parmi vos affiliés? Quels sont les premiers résultats de l’ouverture de la Caisse aux personnes physiques?
- Cette crise risque de mettre en grandes difficultés certaines entreprises qui sont soit dans des secteurs fortement touchés, ou souffraient déjà d’une situation financière fragile. Les mesures déployées par le gouvernement sont de nature à accompagner ces entreprises pour sortir indemnes de cette situation dans les meilleurs délais. Donc le régime souffrira de la sortie des entreprises qui n’auront pas la chance de survivre à cette crise, mais nous espérons qu’elles seront peu nombreuses.
Concernant le recrutement des indépendants dans le cadre de notre nouveau produit de retraite «Al Moustakbal individuel», les résultats enregistrés en 2019 sont excellents avec plus de 7.500 nouveaux affiliés. Ce produit rencontre un grand succès et permet à toute une tranche de la population qui n’avait pas la possibilité d’accéder à nos produits de le faire. Au-delà de cette population, beaucoup de salariés des secteurs privé et public y ont recours pour améliorer leur retraite.

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- Que contiennent les «grands projets» présentés à la récente assemblée générale? Certains critiquent votre décision de construire un nouveau siège à Casablanca Finance City.
- Nous allons tout d’abord continuer à développer le recrutement de nouveaux adhérents entreprises et individuels. Pour cela nous sommes en train de mettre en place un outil CRM qui nous apportera une plus grande efficacité dans la gestion de nos prospects et dans la personnalisation des offres de retraite que nous leur proposons. Cet outil va être renforcé par la mise en place d’un chatbot qui sera parmi les premiers au Maroc. Nous avons également lancé un projet de refonte de notre système d’information, dont la première phase de cadrage technique et fonctionnelle est en train d’être bouclée. La phase de réalisation sera lancée d’ici la fin de l’année. Dans le même ordre d’idée, nous allons enrichir nos applications mobiles pour élargir les services offerts et améliorer le parcours client.

Il y a bien sûr de nombreuses autres actions qui visent à améliorer la qualité de service, simplifier les procédures et augmenter notre efficacité. Quant au nouveau siège, il était temps de doter la CIMR d’un siège social digne de son image. Je rappelle que le siège actuel date de près de 50 ans. Il sera reconverti en actif locatif et continuera à participer aux revenus de la CIMR.

- A combien s’élève le rapport démographique actuel du régime et quelle évolution voyez-vous à moyen terme?
- Le rapport démographique du régime est de 2,41. Il est en légère progression sur les cinq dernières années, et je pense qu’il va maintenir ce trend durant les années à venir. Cependant, cet indicateur n’est pas significatif pour juger de la pérennité du régime car nous sommes en «répartition provisionnée». Notre autorité de tutelle l’Acaps a défini dans la circulaire du 4 mars 2019 les critères à respecter pour garantir la pérennité du régime. Nous les respectons avec une bonne marge de sécurité.

- Comment se présente la cartographie actuelle de vos placements?
- Notre portefeuille de placements se répartit actuellement à raison de 42% d’obligations, 55% d’actions et 3% d’immobilier. Notre allocation cible est légèrement différente et nous essayons de l’atteindre progressivement. Elle est de 38% d’obligations, 47% d’actions, 10% d’immobilier et 5% d’infrastructures. Pour y arriver nous comptons sur le lancement d’OPCI et sur l’ouverture de certains investissements en infrastructures de l’Etat.

- En quoi les incertitudes qui pèsent sur certains secteurs (hôtellerie, immobilier, etc.) peuvent-elles réorienter votre stratégie d’investissement?
- Comme les autres institutionnels de la place, nous sommes des investisseurs de long terme, ce qui veut dire que nous savons résister à des périodes de crises passagères, et c’est le cas du Covid-19. Nous sommes plutôt dans la posture de soutenir nos investissements dans ces secteurs pour leur permettre de traverser avec le moins de dommages possibles cette période difficile.

Situation financière en 2019

Les produits techniques hors reprise de la provision mathématique de capitalisation ont progressé de 8,6% à 8,9 milliards de DH à fin 2019. Les produits du patrimoine se sont quant à eux améliorés de 10% pour atteindre 3,35 milliards de DH. Ceci a dégagé un excédent d’exploitation hors provision mathématique de capitalisation, de 6,2 milliards de DH, en progression de 8,8%, qui vient alimenter les provisions techniques. Au 31 décembre 2019, celles-ci marquent une hausse de 11% pour atteindre 62,3 milliards de DH.

Abashi SHAMAMBA

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