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Déconfinement: Pourquoi Tanger doit attendre

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5780 Le 11/06/2020 | Partager

Tanger devra attendre. Celle qui détient le titre de deuxième pôle industriel du pays paie un lourd tribut en cette période de pandémie avec plusieurs foyers d’infection encore actifs. Le redémarrage du secteur industriel depuis quelques semaines avec obligation de tester les employés, a eu pour effet d’augmenter le nombre de cas positifs. D’autres foyers de type familial ont également été enregistrés ce qui porte le nombre de cas à Tanger à 922 au 9 juin, dont 102 sont sous traitement.

Tétouan, la 2e ville de la région a réussi à décrocher son ticket avec une évolution plus satisfaisante du nombre de cas qui se sont tassés il y a quelques semaines. Actuellement on y dénombre 86 avec 6 encore sous traitement. Les raisons de cette situation n’échappent à personne.

Tétouan n’a pas la même vocation industrielle que Tanger et ses contacts avec l’environnement direct sont moindres que sa sœur aînée, d’où des risques de contagion moindres. C’est le cas aussi des autres villes du Nord comme Chefchaouen, Al Hoceima ou encore Ouezzane qui ont connu un nombre de cas limité. La seule exception reste Larache qui en raison d’un foyer industriel a vu le nombre de cas positifs grimper jusqu’à 195 avec 29 encore sous traitement.

La ville de Chefchaouen, enclavée entre les montagnes du Rif et isolée avec l’état d’urgence sanitaire n’a enregistré aucun cas. Ouezzane la suit avec un seul cas, «importé» de manière clandestine de Tanger. En effet, dès les premiers jours du confinement, une ouvrière asymptomatique de Tanger est partie à Ouezzane cachée dans un camion de marchandises où elle a été diagnostiquée porteuse du virus. D’ou l’intérêt d’un respect très strict de l’état d’urgence pour maintenir le contrôle de l’épidémie.

Ali ABJIOU

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