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Economie

«Le manque de visibilité a troublé la confiance»

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5780 Le 11/06/2020 | Partager
Le Maroc est à «l’épreuve de la responsabilité politique», estime Ali Bouabid
Les citoyens ont besoin d’un minimum de transparence
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 De l’avis de Ali Bouabid, président de la fondation Abderrahim Bouabid, «le savoir médical est évidemment essentiel pour éclairer des choix. Mais remettre le pays en ordre de marche relève d’un tout autre registre: faire fonctionner une société» (Ph. YSA)

Le manque de visibilité fait réagir davantage d’intellectuels. La dernière réaction en date est signée par Ali Bouabid qui parle de «l’épreuve de la responsabilité politique».

«Le 10 juin, et après trois mois de confinement les marocains veulent non seulement “respirer” mais comprendre pour rester mobilisés. Tirer et discuter des leçons du confinement est en principe un préalable pour scénariser “l’après” 10 juin», dit le président de la fondation Abderrahim Bouabid. Selon lui, «la confiance nécessaire est aujourd’hui troublée par le manque de visibilité et les signaux contradictoires qui nous parviennent».

Elle a besoin d’un minimum de transparence sur les chiffres et surtout d’explications sur leurs évolutions. Elle ne peut se suffire de l’exposé quotidien et partiel de la situation épidémiologique qui informe sans expliquer. Ou encore de l’énoncé des critères théoriques en vigueur pour décider du déconfinement. 

Plus fondamentalement, il appartient à présent aux pouvoirs publics de dresser un bilan analytique de la situation depuis trois mois en faisant notamment ressortir les principaux enseignements tirés des constats effectués au triple plan, sanitaire, social et économique et d’en déduire les arbitrages que le gouvernement entend opérer en matière de confinement/déconfinement, estime Bouabid. Le fil rouge qui doit relier les constats, les leçons et les choix doit être clairement énoncé.

«Il était absent de l’exposé du chef du gouvernement du 18 mai 2020», rappelle l’universitaire aguerri évoquant «là un choix purement politique qui doit s’assumer comme tel» . Lequel se lira dans le nouvel arbitrage à rendre entre les trois impératifs contradictoires (sanitaire, social et économique). Il ne saurait donc s’abriter derrière une quelconque vérité médicale indiscutable.

Le savoir médical est évidemment essentiel pour éclairer des choix. Mais remettre le pays en ordre de marche relève d’un tout autre registre: faire fonctionner une société. «Et ce ne sont pas des avis scientifiques et médicaux si pertinents soient-ils qui peuvent et doivent l’assurer. Le sens de la responsabilité politique dans toute sa difficulté, et devant une opinion comme jamais attentive car ébranlée dans son quotidien, n’a jamais été aussi prégnant», exprime Bouabid.

Du même avis, d’autres analystes soulignent que le communiqué conjoint des ministères de l’Intérieur et de la Santé, relatif au zoning (1 et 2) des provinces confinées et celles déconfinées, manque cruellement de clarté et de lucidité.

Youness SAAD ALAMI

 

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