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Economie

Pétrole: Les cours reprennent timidement

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5775 Le 04/06/2020 | Partager
A la veille d’un sommet de l’Opep+
La Banque mondiale analyse les implications sur l’économie

Au moment où se prépare un sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de leurs alliés (Opep+), les cours du pétrole oscillent autour des 40 dollars. Depuis le début de la semaine, les deux barils de référence (Brent et WTI) terminent en ordre dispersé mais proches de l’équilibre.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette situation dont la montée des tensions entre les deux premières puissances économiques mondiales (USA vs Chine) et la perspective de nouvelles discussions au sein de l’Opep.

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Les cours du pétrole étaient en chute libre et même négatifs en raison de la crise du coronavirus durant le mois d’avril (cf. notre édition N° 5746 du 22/04/2020). Avec des avions cloués au sol, des usines au ralenti, des voitures au garage pour cause de propriétaires confinés… la demande était déprimée

Attentifs aux évolutions, les investisseurs espèrent une prolongation des coupes drastiques de la production d’or noir. Pour de nombreux experts, «les pays de l’Opep+ pourraient discuter de la prolongation après juin des 9,7 millions de barils par jour (mbj)». Ce volume a été retiré du marché depuis le 1er mai, en application du dernier accord des membres de l’Opep et de leurs alliés, dont la Russie.

Le but est d’enrayer la chute des cours provoquée par la pandémie de Covid-19. Les termes de cet accord décidé le 12 avril précisent que cette réduction doit passer à 7,7 mbj de juillet à décembre. Les observateurs tablent déjà sur une prolongation d’un à trois mois du volume de mai et juin.

Les restrictions à la mobilité et la récession mondiale ont entraîné en mars dernier la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois des prix du pétrole. La chute de la demande est intervenue après un désaccord entre producteurs de pétrole sur les objectifs de production.

Elle s’est accompagnée d’une forte augmentation des stocks mondiaux de pétrole, comme le rappelle une analyse publiée le 2 juin par le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de la dernière édition de ses Perspectives économiques mondiales, dont la version intégrale paraîtra le 8 juin prochain. Celle-ci expose également les implications de cette chute des cours pour l’économie mondiale, et en particulier pour les économies émergentes et en développement exportatrices d’énergie.

A court terme, alors que les restrictions sur les transports et les voyages sont maintenues, la faiblesse des prix du pétrole ne favorisera probablement pas beaucoup la croissance. Elle pourrait, au contraire, aggraver les conséquences de la pandémie en affaiblissant davantage les finances des pays producteurs. Le moindre coût du pétrole ne devrait, au mieux, qu’entraîner un soutien marginal à l’activité mondiale au début de la reprise.

«Les économies émergentes et en développement exportatrices de pétrole sont entrées dans la crise actuelle avec des situations budgétaires érodées après avoir puisé dans leurs réserves pour faire face à la chute des prix pétroliers en 2014-2016. Outre la crise de santé publique sans précédent, ces pays connaissent aujourd’hui un fort ralentissement économique en raison de l’effondrement de leurs recettes d’exportation», explique Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de développement à la Banque mondiale.

«Même si les cours du pétrole remontent avec le redémarrage de la demande mondiale, cette récente chute des prix rappelle à nouveau aux pays exportateurs de pétrole combien il est urgent de poursuivre les réformes pour diversifier leurs économies», est-il indiqué.

Politiques de tarification de l’énergie

LA faiblesse actuelle des prix du pétrole est également l’occasion de revoir les politiques de tarification de l’énergie, recommande la Banque mondiale. Ainsi, les économies émergentes et en développement importatrices d’énergie doivent abandonner les dispositifs de subventions coûteux et affecter leurs ressources budgétaires limitées à des secteurs plus prioritaires, en particulier pour améliorer leurs systèmes de santé publique et d’éducation. 

F.Z. T.

 

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