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Economie

Réouverture des mosquées: Ahmed Taoufik met les points sur les «i»

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5772 Le 01/06/2020 | Partager
Pas de mesures barrières ou progressivité dans ces lieux de culte
Pèlerinage: pour l’heure, «aucune information officielle» des autorités saoudiennes
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«Le pèlerinage est une opération qui dépend des autorités saoudiennes», a affirmé le ministre des Habous et des affaires islamiques (Ph.MAP)

A part les séquences de l’annonce de la fermeture des mosquées et la suppression des prières d’Attarawih du mois de Ramadan, le ministère des Habous et des affaires islamiques est retombé dans l’oubli.

Il a fallu la convocation de Ahmed Taoufik devant la Commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des affaires islamiques de la Chambre des représentants pour prendre conscience des différentes opérations menées par ce département pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

Au cours de cette rencontre avec les députés, le ministre a égrené les multiples actions entreprises. Les plus importantes sont les suivantes:

■ Annulation de tous les rassemblements à caractère religieux: La première mesure a été prise le 11 mars dernier. Des instructions ont été données pour annuler tous les rassemblements et les moussems religieux. Le lendemain, le ministère a procédé à la fermeture de 52.000 mosquées que compte le pays, 1.500 zaouias, plus de 5.000 mausolées, 14.000 établissements et écoles coraniques et de l’Université Al Quaraouiyne. A cela s’ajoutent l’interdiction des rassemblements pour les cours de lutte contre l’analphabétisme dans 7.077 mosquées et la suspension des activités de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux.

■ L’enseignement présentiel a été aussi arrêté dans son secteur: Pour Ahmed Taoufik, le principal acquis de cette pandémie réside dans l’enseignement à distance. Après la Covid-19, ce système restera. En tout cas, dans tous les établissements qui relèvent de son département, l’enseignement a été arrêté. Ainsi, l’Institut Mohammed VI pour les prédicateurs et mourchidate avait libéré ses étudiants. Une exception a été faite pour les étudiants africains qui sont toujours dans l’établissement. Ils sont près de 1.000 et suivent les cours à travers les outils numériques. Pour éviter la contamination, ils sont en quarantaine au sein de l’Institut. Sinon, l’enseignement à distance continue. Avec le temps, 28.000 étudiants sur 34.000 du dispositif du ministère, ont profité de ce programme. De même, il fallait continuer à assurer les cours d’alphabétisation à distance, à travers la télévision. Par ailleurs, le 25 mars dernier, le ministère des Habous et des affaires islamiques a procédé à une grande opération de nettoyage et de désinfection des mosquées fermées à travers l’ensemble du pays.

                                                                     

■ «Pas de demi-mesure» pour les mosquées

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Sur la question de la réouverture des mosquées, avec la possibilité d’observer des mesures barrières, avec la distanciation requise à l’intérieur des lieux de prière, le ministre a été catégorique. Il n’y a pas de demi-mesure: «soit c’est une réouverture, soit elles restent fermées, le temps que les autorités compétentes prennent la décision», a affirmé le ministre. Dans cette affaire, la progressivité n’a pas sa place, car la prière dans la mosquée se fait en groupe. Par ailleurs, le 16 mars a été un jour décisif pour la fermeture des mosquées. Pour cet acte important, les formes ont été respectées. Contrairement aux croyances, le ministère de tutelle n’a pas été à l’origine de cette initiative. C’est SM le Roi, en tant que commandeur des croyants, qui a adressé une demande de Fatwa au Conseil supérieur des oulémas. L’instance chargée des Fatwas a recommandé la fermeture des mosquées pour les cinq prières. Celle du vendredi était également concernée par la décision. Elle avait recommandé de rassurer les citoyens sur le caractère temporaire de cette mesure. Les prières reprendront dans ces lieux de culte dès que les autorités compétentes auront décidé que la situation sanitaire du pays est normalisée. A préciser que l’instance avait préconisé que les imams continuent à appeler à la prière dans toutes les mosquées du Royaume.

                                                                     

■ Le pèlerinage compromis cette année?

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Dans ce dossier, c’est le flou artistique qui prédomine. En effet, le ministre reconnaît devant les parlementaires qu’il ne dispose «d’aucun signal ou information officielle de la part du ministre saoudien du Hajj sur ce qui va se passer dans les prochains jours». Toutefois, son département est en possession d’une correspondance du même ministre datant de mars dernier. Son homologue avait demandé de patienter avant la conclusion des contrats. «Jusqu’ici, nous n’avons signé aucun contrat pour l’hébergement, la restauration ou encore le transport intérieur. En tout cas, le pèlerinage est organisé autour d’un grand nombre de dispositions qui nécessitent du temps», a-t-il souligné. Selon ses prévisions, «des signaux vont apparaîtrelors des prochains jours». En outre, Ahmed Taoufik a clairement précisé que «le pèlerinage est opération qui dépend des autorités saoudiennes».

M.C.

 

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