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Régions

Oujda: Les commerçants réclament le déconfinement

Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5768 Le 26/05/2020 | Partager
Ils n’ont bénéficié d’aucune aide financière
Espèrent relancer leurs activités avec les fêtes de l’Aïd

La crise qui sévit dans la région et l’état d’urgence sanitaire poussent les commerçants du prêt-à-porter, l’électroménager, tissu, couturiers, artisans, etc., à réclamer le redémarrage de leurs activités commerciales.

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Une activité commerciale au point zéro et des souks sans âme depuis que les autorités compétentes ont décidé la fermeture de l’ensemble des commerces du centre-ville (Ph. A.K)

Ils se sentent défavorisés par rapport aux grandes enseignes de distribution (autorisées à ouvrir) et délaissées par rapport aux autres souches de la société qui ont bénéficié d’accompagnements spécifiques. Sans revenus depuis plus de deux mois et avec des charges de loyer et d’entretien à honorer, ils ne prennent plus leur mal en patience et revendiquent le déconfinement partiel et contrôlé pour ouvrir leurs boutiques.

Pour y parvenir, différentes associations de commerçants viennent d’interpeller, par écrit, l’ensemble des décideurs, wali de la région, ministères du Commerce et de l’Intérieur et Comité de veille économique pour leur permettre de reprendre leur activité; spécialement durant la dernière semaine du Ramadan, période qui correspond à une activité bénéfique. Les propriétaires de 4.000 boutiques, au niveau du centre-ville et souks adjacents, regroupés en associations professionnelles, multiplient les doléances pour convaincre les autorités locales et relancer une activité au point mort.

«Conscients de l’importance du confinement pour garder l’épidémie sous contrôle et prémunir les citoyens, on était les premiers à baisser rideau depuis le 20 mars mais vu que notre région est déclarée région à moindre risque de contamination avec des cas isolés, pourquoi ne pas nous autoriser à rouvrir», relève-t-on auprès de l’association des commerçants du souk de Tanger. 

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«Les petits et moyens commerçants ne sont pas préparés pour affronter des épisodes épidémiques car ils n’ont jamais vécu une telle situation. Ils croyaient que le confinement ne dépasserait pas un mois, or avec le prolongement et l’absence de revenus, ils se sentent délaissés et réclament la reprise de leurs activités», confie à L’Economiste Brahim Azizi, président du Conseil régional des acteurs de la société civile.

De son côté, Abdelhamid Aziz, président de l’association des commerçants du boulevard Abderrahaman Hejira, souligne que 90% des commerçants ne sont pas affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale et ne bénéficient pas du régime d’assistance médicale pour prétendre à une quelconque assistance.  Ce qui les oblige à réclamer l’ouverture de leurs magasins.

De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

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