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Croissance, chômage, investissement… Difficile sera l’après-Covid-19

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5759 Le 12/05/2020 | Partager
La récession est inévitable, selon les pronostics de la Commission européenne
L’évolution dépendra de chaque pays avec les mesures instaurées

Les mesures que les pays européens ont adoptées pour faire face à la pandémie de Covid-19 ne leur éviteront pas la récession. L’économie de la zone euro devrait enregistrer une contraction record de 7,7% en 2020 et croître de 6,3% en 2021, selon les prévisions économiques de la Commission européenne du printemps. Quant à l’UE, son économie devrait se contracter de 7,4% et enregistrer une progression de 6% sur la même période. Les prévisions de croissance pour l’UE et la zone euro ont été revues à la baisse d’environ 9 points de pourcentage par rapport aux prévisions économiques de l’automne 2019.

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■ Investissement, marché du travail…
La pandémie de Covid-19 a eu de fortes répercussions sur les dépenses de consommation, la production industrielle, l’investissement, le commerce, les flux de capitaux et les chaînes d’approvisionnement. L’assouplissement progressif des mesures de confinement qui s’annonce devrait ouvrir la voie à une reprise. Toutefois, l’économie de l’UE ne devrait pas récupérer entièrement d’ici la fin de l’année 2021 le terrain perdu cette année. L’investissement restera faible et le marché du travail ne se sera pas complètement redressé. Il sera essentiel que les mesures prises pour répondre à la crise continuent d’être efficaces pour limiter les dommages économiques et faciliter une reprise rapide et solide.

■ Les chiffres du chômage
Bien que les mesures de chômage partiel et de soutien aux entreprises ainsi que les subventions salariales devraient permettre de limiter les pertes d’emplois, la pandémie de Covid-19 aura de lourdes conséquences sur le marché du travail. Le taux de chômage de la zone euro devrait augmenter, passant de 7,5% en 2019 à 9,6% en 2020, avant de retomber à 8,6% en 2021. Dans l’ensemble de l’UE, ce taux devrait aussi être en hausse, passant de 6,7% en 2019 à 9% cette année, avant de redescendre à environ 8% l’année prochaine. L’évolution dépendra de chaque pays. Ceux qui comptent un pourcentage élevé de travailleurs sous contrat de courte durée ainsi que ceux dont une forte proportion de la main-d’œuvre dépend du tourisme sont particulièrement vulnérables. Pour les jeunes sur le point d’entrer sur le marché du travail, trouver un premier emploi sera également plus difficile. Espérons que les politiques mises en place limiteront cette hausse du chômage.

■ Une chute brutale de l’inflation
Les prix à la consommation devraient fortement diminuer cette année. Ceci en raison de la baisse de la demande et de la chute brutale des prix du pétrole, dont l’effet conjugué devrait plus que compenser la hausse du prix de certains produits particuliers provoquée par les ruptures d’approvisionnement liées à la pandémie. Selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), l’inflation dans la zone euro est attendue à 0,2% en 2020 et à 1,1% en 2021. Pour l’ensemble de l’UE, elle devrait s’établir respectivement à 0,6% et à 1,3%.

■ Hausse des déficits publics et de la dette
Les Etats membres ont réagi de manière radicale en prenant des mesures budgétaires visant à limiter les dommages économiques causés par la pandémie. Les stabilisateurs automatiques, comme les versements de prestations de sécurité sociale, auxquels viennent s’ajouter des mesures budgétaires discrétionnaires, devraient entraîner une hausse des dépenses. En conséquence, le déficit public agrégé de la zone euro et de l’UE devrait passer d’à peine 0,6% du PIB en 2019 à environ 8,5% en 2020, avant de retomber à environ 3,5% en 2021. Le ratio dette publique/PIB, qui suivait une tendance à la baisse depuis 2014, devrait également augmenter. Dans la zone euro, il devrait passer de 86% en 2019 à 102,7% en 2020, avant de retomber à 98,8% en 2021. Et dans l’UE, de 79,4% en 2019 à environ 95% cette année, avant de redescendre à 92% l’année prochaine.

                                                                             

Niveau d’incertitude élevé

Les prévisions du printemps sont voilées par un degré d’incertitude plus élevé que d’habitude. Si la pandémie devait se révéler plus grave et plus longue que ce qui est actuellement envisagé, le PIB pourrait enregistrer une baisse bien plus forte que celle pronostiquée dans le scénario de référence de ces prévisions. En l’absence d’une stratégie commune de relance forte et rapide au niveau européen, la crise risque d’entraîner de graves distorsions du marché unique ainsi que des divergences sociales, financières et économiques marquées entre les Etats membres de la zone euro. La pandémie risque aussi de provoquer des changements d’attitude plus radicaux et permanents vis-à-vis des chaînes de valeur mondiale et en matière de coopération internationale. Ce qui pèserait sur l’économie européenne, très ouverte et interconnectée. La crise sanitaire et économique pourrait en outre provoquer des dégâts irréparables, en entraînant des faillites et une dégradation durable du marché du travail. La menace de l’instauration de droits de douane entre l’UE et le Royaume-Uni à l’issue de la période de transition pourrait également freiner la croissance. 

F.Z.T.

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