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Economie

Opportunités de relance, masques, approvisionnement du marché… Les précisions d’Elalamy

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5752 Le 30/04/2020 | Partager
Les occasions qui s’offrent actuellement «n’ont pas été possibles durant les 50 dernières années»
L’excédent en masques produits ouvre la voie à l’exportation
Reprise de la production des gels antiseptiques après le redémarrage de l’usine d’éthanol
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En dépit des dégâts causés par la crise du Covid-19, Moulay Hafid Elalamy reste optimiste. Certes, l’économie nationale sera touchée par cette crise, mais les nouvelles opportunités qui s’offrent n’étaient pas possibles durant les 50 dernières années, a-t-il affirmé (Ph. F. Alnasser)

«L’économie marocaine connaîtra des difficultés et des changements dans son tissu. Mais il y a aussi de grandes opportunités à saisir». Intervenant lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers, Moulay Hafid Elalamy a mis l’accent sur l’importance de la mobilisation pour réussir la sortie de crise.

Face aux interpellations des conseillers, le ministre de l’Industrie a indiqué qu’une équipe de son département se penche sur le dossier de «l’après-Covid-19». L’objectif est «d’identifier les solutions, de trouver de nouveaux marchés…».

Pour Elalamy, «les opportunités qui s’offrent actuellement au Maroc n’ont pas été possibles durant les 50 dernières années». Par exemple, des entreprises internationales qui avaient l’habitude de produire en Chine ou d’importer des matières de ce pays commencent à penser à la diversification des fournisseurs, a-t-il affirmé. Mais, il faudra se mobiliser pour les saisir.

L’une des priorités, selon lui, est de se mettre d’accord si on veut rouvrir les usines ou pas. Le ministre a pointé les craintes manifestées face au risque de transformer les unités de production en foyers de contamination. Il a rappelé que le risque 0 n’existe pas. Le plus important, selon lui, est d’imposer le respect des conditions de prévention, notamment en termes de distanciation sociale, d’utilisation des masques et des produits désinfectants.

Une commission mixte, composée de représentants des ministères de l’Industrie, de l’Intérieur et de la Santé, contrôle le respect de ces conditions sur les lieux de travail. «Certaines unités ont été contrôlées à 4 reprises pour s’assurer que ces critères sont respectés», a fait savoir le ministre. Les usines qui ne sont pas en conformité sont sanctionnées, est-il indiqué.

■ Export de masques: le débat est lancé

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Interrogé sur la disponibilité des masques et les possibilités d’export de ces produits, Elalamy a précisé que les usines marocaines produisent actuellement 2 catégories de masques. Le premier, commercialisé à 80 centimes l’unité, ne peut être exporté dans la mesure où il est subventionné. Actuellement, 19 sociétés en produisent et 32 unités ont obtenu les normes de certification d’IMANOR permettant d’en fabriquer. «Nous sommes passés de 0 à plus de 7 millions d’unités pendant cette courte période» a-t-il souligné. Les pharmacies enregistrent des excédents en masques, a-t-il précisé. La 2e catégorie concerne les masques en tissu, lavables et réutilisables pendant une semaine. Actuellement, 34 sociétés produisent plus de 1 million d’unités par jour, a fait savoir le ministre. Pour ce qui est des exportations, le débat est lancé pour trouver un équilibre entre la relance de l’activité des usines et la garantie de l’approvisionnement local. L’accord serait que 50% de la production reste sur le marché local et 50% irait à l’export. «C’est important pour permettre aux entreprises et aux employés de travailler et de générer des recettes en devises», a noté Elalamy, qui a rappelé que les mécanismes de soutien, notamment via le Fonds spécial Covid-19 sont une solution provisoire.

■ Gel antiseptique: Le problème de l’éthanol résolu
La rareté des gels antiseptiques au début de la crise du Covid-19 était causée par un déficit en éthanol, a expliqué le ministre de l’Industrie. Cette situation était liée à l’incendie qui avait ravagé la société qui en produisait il y a 8 mois. Aujourd’hui, ce problème est dépassé, a-t-il rassuré. Des efforts ont été menés pour redémarrer cette usine. Actuellement, 240 hectolitres d’éthanol sont produits chaque jour.

■ Produits de consommation: Approvisionnement assuré

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La situation d’approvisionnement du marché est suivie de près, afin d’éviter les risques de perturbation. Il n’y a pas de pénurie, tous les produits sont disponibles, a répondu Elalamy aux interrogations des conseillers. Des commissions au niveau central et local assurent le suivi de la situation du marché et annoncent, de façon hebdomadaire, l’évolution des prix et les infractions identifiées.

■ Banques: Les conseillers reviennent à la charge
Des membres des groupes parlementaires de la 2e Chambre ont attaqué les établissements bancaires, estimant que certains d’entre eux ne jouent pas le jeu, en dépit des garanties de l’Etat. Pour Elalamy, cette période impose de se serrer les coudes pour favoriser la sortie de crise. Il a souligné que tout le monde est impacté par les effets de cette pandémie. «Les problèmes qui apparaissent en cours de route peuvent être résolus», a-t-il estimé.

M.A.M.

 

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