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International

Les pistes de l’UE pour l’après-confinement

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5745 Le 21/04/2020 | Partager
Une forme de mutualisation de la dette comme moyen de relance
Un autre sommet prévu jeudi 23 avril

Plusieurs pays européens se préparent pour l’après-confinement. Et pour relancer l’économie, le Parlement européen a validé un paquet d’aides d’urgence de 3 milliards d’euros. Il est destiné principalement au secteur de la santé, ainsi que des mesures permettant un accès immédiat à des financements dont le but est d’atténuer les effets de la crise. Justement, le fonds de relance européen destiné à faire redémarrer l’économie des 27 après le Grand confinement sera au cœur du sommet de l’UE jeudi 23 avril. Différents chiffres circulent sur son montant estimé à plusieurs centaines de milliards d’euros, selon la presse étrangère.

• Les fameux Coronabonds: Ils pourraient financer ce fonds. La France, ainsi que d’autres pays de la zone euro, sont favorables à cet instrument de dette commun pour relancer l’économie. En revanche, pour des pays comme l’Italie, il est plus difficile d’emprunter sur les marchés. Et pour cause, les investisseurs, inquiets de leur solvabilité, exigent des taux d’intérêt plus élevés pour leur prêter de l’argent. En émettant des emprunts communs aux 19 pays de la zone euro, cela permettrait à ceux en difficulté de bénéficier de taux d’intérêts plus faibles, octroyés à des pays connus pour leur rigueur budgétaire, tels l’Allemagne ou les Pays-Bas. C’est en quelque sorte le retour des eurobonds, dont l’idée avait été évoquée lors de la crise des dettes souveraines en zone euro à partir de 2010. Il y a toutefois une différence de taille, tient à souligner le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire: «Les eurobonds eux signifiaient mettre en commun également la dette du passé…».

• Budget pluriannuel: D’autres pays préfèreraient utiliser pour le financement de ce fonds de relance le prochain budget pluriannuel de l’UE. Il court sur la période 2021-2027, le précédent budget étant presque intégralement consommé puisqu’il se termine cette année. Représentant une manne d’environ 1.000 milliards d’euros sur sept ans, il doit être adopté d’ici la fin de l’année. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a d’ailleurs plaidé pour que le budget de l’UE soit le «vaisseau mère de la relance». Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe, propose, lui, cette solution: «comme le prochain budget commence en 2021, le fonds de relance pourrait d’abord être financé par l’emprunt commun préconisé par Paris. Il permettrait de disposer d’une force de frappe dès l’été 2020. Et le budget pluriannuel prendrait la relève en 2021».

Dépenses dans les industries stratégiques

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La France (qui a annoncé un déconfinement progressif à partir du 11 mai prochain) plaide pour investir dans des industries stratégiques. Ceci afin de rester dans la course face aux Américains et aux Chinois, déjà soupçonnés de lorgner sur les entreprises européennes fragilisées par le confinement. «Je veux assurer que tous les Etats aient une reprise rapide, sinon, nous risquons d’être disqualifiés pour le 21e siècle. Car, nous ne pourrons pas nous permettre certains investissements clés dans les nouvelles technologies, la 5G, l’intelligence artificielle», a indiqué récemment Bruno Le Maire.

F. Z.T

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