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Economie

Confinement/femmes Alerte sur les violences économiques

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5740 Le 14/04/2020 | Partager
Certaines catégories risquent d’être laissées pour compte
Les ONG se mobilisent pour éviter l’aggravation de leur vul­nérabilité
Plateformes d’appui psycholo­gique et d’aide juridique
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En plus des risques de violences physiques, les ONG mettent en garde sur la détérioration des conditions économiques de certaines catégories de femmes, notamment celles travaillant dans l’informel, dans les exploitations agricoles, les employées de maison non déclarées à la CNSS... (Ph. Bziouat)

Les conditions du confinement obligatoire semblent favoriser une hausse des cas de violences contre les femmes, particulièrement dans le contexte conjugal. L’enquête publiée sur nos colonnes dans l’édition du lundi 13 avril a mis l’accent sur la vulnérabilité de cette catégorie so­ciale et la faiblesse des mesures de protection.

Au-delà des violences physiques, des ONG appellent éga­lement à protéger les femmes face à d’autres formes de violences, no­tamment économique, accentuées à cause du confinement obligatoire. Des associations, coordonnées par la Fédération des ligues des droits des femmes, plaident pour une dé­marche basée sur «la citoyenneté responsable». L’objectif est de «contribuer à la prise de conscience».

Ces ONG lancent une plateforme de soutien et de communi­cation sur les moyens d’aide économique aux familles dans une situation de précarité, en pre­nant compte du dispositif offi­ciel. Le but est d’attirer l’attention sur l’aggravation de la vulnérabilité de certaines catégories de femmes, «qui pourraient être exclues du soutien de l’Etat». Elles appellent à assurer l’accès, en priorité, des femmes travaillant dans l’informel, aux aides publiques. Cela concerne particulièrement des catégories qui risquent d’être laissées pour compte.

Les ONG pointent notamment les ouvrières agricoles saisonnières, les femmes travaillant auparavant dans le commerce des produits de contre­bande à Ceuta, les employées domes­tiques non déclarées à la CNSS… Cette fédération a aussi alerté sur la situation des migrantes et des femmes sans abri. Ses membres ont pointé «l’urgence d’une prise en charge officielle au profit de ces catégories».

Parallèlement, ces asso­ciations maintiennent la veille pour l’accompagnement des victimes, que ce soit de violences physiques ou économiques. Deux plateformes ont été lancées, avec un système de per­manences, pour leur assurer un appui psychologique et l’aide juridique.

M.A.M.

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