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Economie

Coface: Hausse des défaillances d’entreprises de 25%

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5736 Le 08/04/2020 | Partager
Le risque de crédit sera en très forte hausse

A l’instar de plusieurs institutions internationales, Coface prévoit cette année la première récession de l’économie mondiale depuis 2009: -1,3% (vs +2,5% en 2019). Elle devrait toucher 68 pays (vs 11 en 2019). Il faudrait s’attendre aussi à un recul du commerce mondial en volume de 4,3% (vs -0,4% en 2019).

Puis à une hausse de 25% des défaillances d’entreprises dans le monde (contre seulement +2% prévu en janvier dernier), indique Coface dans son baromètre du 1er trimestre 2020 «Covid-19: vers une montée soudaine et mondiale des défaillances». Le risque de crédit des entreprises sera en très forte hausse.

Et ce même si l’on se place dans un scénario où l’activité économique redémarrerait graduellement dès le 3e trimestre et en excluant l’hypothèse d’une deuxième vague de pandémie au second semestre. Cette tendance toucherait à la fois les États-Unis (+39%) et toutes les principales économies d’Europe de l’Ouest (+18%): Allemagne (+11%), France (+15%), Royaume-Uni (+33%), Italie (+18%) et Espagne (+22%).

Le choc pourrait être encore plus violent dans les économies émergentes. Outre la gestion de la pandémie qui s’annonce plus difficile, ils font en effet face à la chute des cours du pétrole ainsi qu’à quatre fois plus de sorties de capitaux qu’en 2008.

Les mesures prises par les gouvernements pour endiguer l’expansion du Covid-19 ont eu des conséquences immédiates sur les ménages et les entreprises. Ces confinements se traduisent par un choc d’offre jamais observé lors des précédentes grandes crises.

Si des secteurs sont affectés, d’autres sont épargnés. Tourisme, hôtellerie, restauration, loisirs et transports sont durement touchés. Quasiment tous les segments de la distribution spécialisée et la plupart des filières manufacturières (hors industrie agro-alimentaire) le sont aussi.

D’autres secteurs de services sont beaucoup moins affectés: télécommunication, eau, assainissement. A ce choc d’offre s’ajoute un choc de demande, explique Coface. De nombreuses dépenses de consommation de biens et services sont annulées ou reportées. S’ajoute à cela le facteur aggravant du confinement sur la confiance des ménages.

Les biens de consommation durables, comme l’automobile, devraient être parmi les plus pénalisés par ce choc. D’autres dépenses, telles que le textile et l’habillement ou encore les produits électroniques, sont aussi susceptibles d’être quasiment réduites à zéro. A l’autre bout de l’échelle, la consommation de produits agro-alimentaires et pharmaceutiques devrait même profiter de cette situation exceptionnelle.

F.Z.T.

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