×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Coronavirus - Tanger: Les croisières coulent à pic

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5726 Le 25/03/2020 | Partager
Le Covid-19 paralyse l’activité même au-delà de nos frontières
En attendant des jours meilleurs, le terminal à croisières peaufine ses installations
tanger-croisiere-026.jpg

Les quais à croisières désespérément vides à cause de la pandémie de Covid-19. Totalement refaits à neuf, ces quais devaient redémarrer leur activité en 2020… (Ph. Adam)

2020 devait être l’année de la reprise du secteur des croisières pour le port de Tanger après deux ans de passage à vide. Mais la pandémie de Covid-19 a tout remis à plat. Le port avait réussi à attirer près de 120.000 croisiéristes en 2015 après avoir mis en place un nouveau terminal dédié à l’activité, une première pour le Maroc.

Mais en 2017, les risques sécuritaires mondiaux, à l’époque, avaient contraint le port à revoir sa copie pour pouvoir être «homologué» par les compagnies de croisière et recevoir de nouvelles liaisons. Cette année-là, le trafic avait atteint son plus bas score historique avec à peine 24.000 croisiéristes, cinq fois moins qu’en 2015.

Une situation qui n’a pas découragé pour autant. Le travail sur les installations du port et sa sécurisation se sont poursuivis à tous les niveaux. Notamment, celui du périmètre qui a été rendu totalement étanche permettant de régulariser les flux d’entrée et de sortie et de répondre aux normes internationales en la matière.

En 2019, le deuxième quai du terminal  a, lui aussi, été finalisé et la grande majorité des travaux que connaît le port de Tanger-ville dont le port de pêche et la Marina ont également pris fin. Toutefois, «les compagnies maritimes programmant leurs destinations sur catalogue sur deux ans, Tanger ne devait l’être qu’à partir de cette année. Ce n’est qu’en 2020 que nous prévoyions de récolter les fruits de tant d’efforts…», déplore Mohamed Ouanaya, président de la Société d’aménagement du périmètre du port de Tanger-ville (SAPT).

Tanger et son port devront patienter. La pandémie actuelle a déjà poussé les compagnies à annuler les escales prévues et c’est le secteur au niveau mondial qui va pâtir de cette situation.  En attendant la levée des interdictions de voyage, le terminal à croisières du port de Tanger a déployé les grands moyens pour l’accueil des paquebots. Il dispose actuellement de 600 mètres linéaires de terminal, ce qui lui permet d’accueillir les plus grands navires de croisière actuellement en service, sans limitations.

En outre, le fond de la darse a été «décapé» pour éliminer les restes qui pourraient empêcher la libre navigation des paquebots. C’est le cas des restes de l’épave d’un bateau, le Tara, qui transportait 5.000 tonnes de ciment. Il avait coulé dans les années 70 juste à l’entrée du port. Son épave a été rasée pour permettre d’atteindre une profondeur de 13 mètres et rendre l’accès des paquebots plus sûr. Le port a aussi terminé l’aménagement de la nouvelle gare maritime qui prend le relais de l’ancien bâtiment à la forme caractéristique.

La promotion aiguise ses armes après la reprise…

Lorsque le trafic pourra reprendre son cours normal, un meilleur accueil sera réservé aux croisiéristes. Afin d’améliorer leur confort et maintenir la fluidité de la réception, un comité d’accueil a été créé au sein du port. Il intègre les opérateurs, et les autorités locales, la wilaya en particulier. Ce comité a permis, selon les responsables du terminal de croisière, de lever quelques blocages qui persistaient quant à l’accueil comme l’ouverture des musées dont l’horaire ne correspondait pas avec celui des escales, certaines étant programmées le dimanche. La ville a nettement amélioré son offre en matière d’excursions. Actuellement, les croisiéristes ont le choix entre 45 excursions de différents types en plus d’activités comme les cooking class ou des ballades en buggy, par exemple.
Afin d’aider à faire connaître cette offre, les responsables du port ont entamé une vaste opération de recensement et de documentation. «Nous disposons d’un fonds documentaire important avec plusieurs centaines de photos de Tanger et de la région à la disposition des compagnies de croisière», explique Jamil Ouazzani, directeur marketing de la société de gestion du port de Tanger-ville. Les illustrations permettent aux compagnies de les intégrer dans leurs catalogues et sites marchands pour la commercialisation de la destination Tanger et celle du nord en général.

Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc