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Economie

Coronavirus - Le Maroc choisit la chloroquine: Le détail de la circulaire de la Santé

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5726 Le 25/03/2020 | Partager
Elle a été adressée aux patrons des CHU et des directeurs des délégations régionales
Des règles strictes pour la gestion des stocks des médicaments

Pendant que des pays occidentaux hésitent sur la démarche à suivre, à cause notamment de querelles académiques autour du traitement à prescrire dans les cas du «Covid-19», le ministre de la Santé est passé à l’acte. En effet, Khalid Ait Taleb a opté pour la chloroquine comme protocole thérapeutique dans la prise en charge des cas confirmés atteints par le coronavirus.

Cette décision est concrétisée par une circulaire, datée du lundi 23 mars et adressée aux patrons des CHU et aux directeurs régionaux de santé relevant de son département. C’est ainsi que face à la pandémie mondiale, «le ministère a décidé l’introduction de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge des cas confirmés Covid-19».

Cette résolution a été prise à la suite de la consultation du comité technique et scientifique du programme national de prévention et du contrôle de la grippe et des infections respiratoires aiguës sévères. Ce comité comprend d’éminents professeurs connus pour leur discrétion légendaire, à l’instar du Pr. Aziz Maâouni, médecin particulier du Roi et directeur des cliniques royales.

Réuni avec Khalid Ait Taleb vendredi 20 mars au siège du ministère, il a donné le feu vert à un protocole thérapeutique. L’évolution de situation épidémiologique relative au «Covid-19», marquée par une recrudescence du nombre des cas confirmés (143 au lundi soir) et l’enregistrement de quelques cas graves et de décès dont un jeune qui n’avait aucun antécédent médical particulier, ont accéléré le processus de décision.

C’est d’ailleurs le médicament à base de chloroquine qui a été prescrit à Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement et des Transports, atteint du coronavirus à la suite d’un déplacement dans un pays européen. Les premiers symptômes comme les maux de tête et une fatigue générale ont disparu. En somme, sa situation s’améliore au point de pratiquer le télétravail.

En tout cas, selon la circulaire, les recommandations du comité ont pour objet de fournir aux professionnels de la santé les éléments essentiels dans la prise en charge des cas confirmés. Le ministre rappelle les efforts considérables consentis par son département afin d’assurer la disponibilité de ces médicaments.

Pour rappel, il a commandé tout le stock auprès de Sanofi. Attention, il s’agit d’un traitement prescrit dans les hôpitaux publics. Son application doit être surveillée. Les médecins sont formels: dans cette affaire, il est hors de question de recourir à l’automédication.

Comme le ministre a une expérience du terrain, notamment en tant qu’ancien patron de CHU de Fès, il a abordé dans la circulaire un aspect décisif dans les hôpitaux: garantir une gestion rationnelle des produits pharmaceutiques. Pour lui, «il s’avère important de veiller au respect des différents aspects relatifs à la gestion des stocks des médicaments spécial Covid-19».

La circulaire insiste sur cet aspect: «il vous appartient de prendre toutes les mesures nécessaires en vue de doter les structures de prise en charge relevant de votre région des moyens nécessaires pour garantir un approvisionnement régulier et une gestion rationnelle de ces médicaments».

■ Les règles à suivre: L’une d’entre elles préconise que les stocks en chloroquine et de l’hydroxychloroquine doivent être gérés par les responsables des Unités régionales d’approvisionnement et de la pharmacie au niveau des Directions régionales de la Santé dans un local. Ils doivent élaborer une liste de délivrance nominative par classe thérapeutique adressée aux structures de prise en charge. Toute prescription doit être réalisée sur une ordonnance nominative, avec un modèle en annexe, accompagnée d’informations nécessaires conditionnant la délivrance de ce médicament.

■ La traçabilité indispensable: Toutes les prescriptions doivent être prises pour le respect du circuit d’approvisionnement afin de «garantir la sécurité d’utilisation de ces médicaments. En parallèle, le processus de prescription et de dispensation et d’administration doit faire l’objet d’un suivi spécifique et régulier pour s’assurer de la destination effective de ces médicaments aux patients. Pour ce faire, la traçabilité devra être assurée par la mise en place d’un registre de gestion et de dispensation», indique la circulaire.

■ Support de gestion des médicaments entre les structures: Selon le ministre, une attention particulière doit être apportée à l’utilisation de ces médicaments pour d’autres pathologies que «Covid-19». Pour cela, l’instauration d’un support d’information doit permettre un suivi rigoureux de cette utilisation. Pour ce faire, la traçabilité devrait être assurée par la mise en place d’un support de gestion et de dispensation spécifique dédié à ces médicaments entre les structures de soins.

■ Stocks de sécurité: Les ordonnances nominatives doivent être faxées à la division de l’approvisionnement et à la Direction  du médicament et de la pharmacie afin d’assurer les stocks de sécurité et un approvisionnement régulier.

Ce qu’il faut faire

Une annexe de la circulaire liste les recommandations de la prise en charge des infections coronavirus de «Covid-19». Celle en tête à trait aux protocoles thérapeutiques. Ainsi, sans entrer dans les détails des prescriptions de médicaments, le traitement de première intention dure 10 jours. Le traitement de 2e intention s’étale sur 10 jours. Une recommandation concerne le bilan à réaliser pour les patients en dehors de la réanimation. Elle fixe également les critères de transfert en réanimation des cas initialement bénins ou modérés. Le comité recommande aussi la mise en place de tests antigéniques pour rendre plus facile et plus rapide la confirmation du diagnostic.

M.C.

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