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Economie

Modèle de développement: L’ordonnance de l’IMIS

Par Jihad RIZK | Edition N°:5719 Le 16/03/2020 | Partager
Le think tank reçu en audience par la Commission Benmoussa
Agir sur quatre leviers jugés décisifs
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«L’IMIS recommande notamment de revoir les modes d’intervention de l’Etat en l’invitant à s’inscrire dans une culture de la stratégie»

A quelles conditions, le Maroc peut-il véritablement négocier son développement? Des questions  qu’a tentées d’appréhender l’Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS) dans une feuille de route remise jeudi 12 mars  au CSMD. 

A l’issue d’une audition par la commission en présence des présidents des deux structures, Chakib Benmoussa et Abdelmalek Alaoui,  le think tank a formulé une série de propositions articulées autour de quatre «chocs à même de corriger les distorsions du modèle marocain»:  capital humain/capital physique, économie numérique, qualité de l’action publique, politique sociale.

En évitant de négocier ces axes en silos, compte-tenu des impératifs de transversalités exigés par certaines réformes, l’IMIS propose d’ouvrir un débat sérieux et pas seulement sur les sujets économiques et sociaux au sens classique du terme. Le volet «nation branding» par exemple pourrait être audible (voir aussi article ci-dessous) au vu de l’originalité du diagnostic établi.

A côté de «mesures socioéconomiques complémentaires de nouvelle génération», qui se détacheraient de la logique du revenu et qui exigeraient des efforts de synergies entre les différents programmes, d’un appel à la révision des incitations pousse-au-crime des activités rentières ou semi-rentières (fiscalités, réglementations de marché... voir aussi imis.ma pour le détail du policy paper  de l’Institut), l’ordonnance de l’IMIS recommande également  de revoir les modes d’intervention de l’Etat en invitant à s’inscrire dans une culture de la stratégie.

«Le Maroc n’a jamais réussi à introduire pleinement une culture de la stratégie qui positionnerait l’Etat et le secteur privé en position d’anticipation des ruptures économiques, sociales ou technologiques». C’est la raison pour laquelle l’IMIS invite à agir sur trois niveaux:  mise en place d’un outil technologique réunissant l’ensemble de la production stratégique non sensible élaboré par l’Etat (Big Data Gouvernemental); adoption d’un cadre réglementaire favorisant le développement des think tanks, centres de recherches, et autres instituts indépendants;  mise en place d’un dispositif permettant la consolidation des acteurs du conseil dans le secteur privé et un meilleur accès à la commande publique et privée.

Autre piste de réforme jugée importante, celle des actifs publics économiques. L’IMIS s’interroge ici sur «l’existence d’un effet d’éviction de l’investissement privé par l’investissement public avec certains EEP (Entreprises et établissements publics) opérant en milieu concurrentiel (Filiales de la CDG, SNTL, filiales ONCF) et d’autres en monopole (OCP SA, ONEE, ONDA...)».

Pour engager un processus de redimensionnement et de modernisation des EEP marchands, il est proposé d’agir sur plusieurs leviers: explicitation des sujétions imposée aux entreprises publiques (obligations de service public/service universel), suppression des monopoles, situations dominantes et autres conflits d’intérêts des entreprises publiques dans des activités marchandes: l’IMIS propose notamment «de mettre à niveau les réglementations sectorielles afin de distinguer de manière claire les agences de régulation, les gestionnaires des réseaux ou «centrales d’achat» (monopoles naturels) et les opérateurs exerçant des activités ouvertes à la concurrence».

En parallèle, il est recommandé de restructurer le secteur public financier à travers la création d’un fonds souverain. Ce fonds se verrait transférer les participations de l’Etat dans des entreprises qui n’auraient pas été complètement privatisées pour des raisons stratégiques ou d’opportunité.

L’Institut plaide également pour plus d’ambition sur la stratégie numérique et appelle à une relance de l’e-gov. «Il est fondamental que le Maroc se dote d’une vision claire sur son avenir digital. Les questions des choix technologiques, de la souveraineté de l’information, de la cybersécurité, du commerce et de la fin progressive du cash dans les transactions doivent impérativement être adressées de manière transversale et non exclusivement dévolue au département en charge qu’est l’Agence de développement du digital (ADD)».

Les mesures proposées pour le gouvernement, l’ANRT et l’ADD sont regroupées en quatre  piliers: préparatifs  pour la 5G; un plan du très haut débit «à la hauteur des ambitions du Royaume»;  mise en place d’une infrastructure de type «Cloud», devenir un centre d’excellence panafricain.

J.R.

 

 

 

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