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Economie

Lutte contre le coronavirus: Le tourisme encaisse mais ne cède pas

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5719 Le 16/03/2020 | Partager
Les professionnels espèrent reprendre en juillet ou septembre
Des tractations entre les professionnels et la tutelle pour assister le secteur
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Les derniers touristes européens de Marrakech se préparant, ce week-end,  à quitter la ville locomotive du tourisme au Maroc (Ph. AA)

«Il faut être réaliste. Il n’y a plus rien à sauver comme saison et nous devons  nous focaliser sur la reprise». Ce sont les propos d’un professionnel du tourisme à Marrakech.

En effet, très difficile de garder espoir pour les mois qui viennent vu les fermetures de lignes entre le Maroc et plusieurs marchés émetteurs, les demandes d’annulation et de reports d’événements, le nombre de cas positifs à ce virus et qui augmente de plus en plus dans le monde et la psychose qui s’installe.

Même si pour l’heure,  on retrouve encore des touristes se baladant dans les dédales de la médina ou faisant la queue pour entrer au Jardin Majorelle ou encore à la Bahia. Des  groupes et des individuels qui souhaitent terminer les vacances.

D’autres qui voulaient rentrer au lendemain de l’annonce des suspensions de vols, notamment des touristes français, ont créé des moments de panique à l’aéroport de Marrakech. Les professionnels du tourisme, agences de voyages, transporteurs aériens et terrestres et hôteliers ont essayé au mieux de gérer (voir encadré).

Dans tous les cas, les prévisions pour le secteur sont pessimistes vu les annulations à la pelle des carnets de commande. Et le ministère de l’Intérieur a interdit jusqu’à nouvel ordre tous les rassemblements publics auxquels prennent part plus de 50 personnes. A ce rythme, on devrait s’attendre à des renvois de personnel et même des fermetures d’hôtels.

«Les professionnels sont conscients de la gravité de la situation et aussi des efforts à fournir», indique cet opérateur de la place. Des tractations entre les professionnels représentés par la Confédération du tourisme et le ministère du Tourisme sont en cours pour assister le secteur.  Au Maroc,  plusieurs cas de patients positifs ont été détectés dont trois touristes qui séjournaient dans un hôtel à Marrakech. L’implication à ce stade des hôteliers et de leur personnel est importante sur le plan de la formation aux mesures d’hygiène.

«Et c’est ce qui va se faire»,  promet Lamia Chakiri, directrice régionale de la santé. «D’autres réunions vont être organisées avec les médecins des hôtels pour expliquer les protocoles. Ce sont ces derniers  qui seront en contact avec la plateforme de prise en charge Allo Yakada», indique Chakiri, mettant une fin de non-recevoir à tous ceux qui souhaitaient faire des tests de dépistage à l’arrivée du client ou à leur personnel.

«Il n’existe pas de circuit de dépistage de ce genre, mais un protocole lorsque le patient présente des signes», insiste la directrice régionale de la santé. Encore faut-il que les touristes veuillent voyager. A noter, selon les professionnels, que ce n’est pas la situation sanitaire au Maroc qui influe sur les annulations sur le marché touristique, mais plutôt celle des marchés émetteurs européens.

Un samedi noir à l’aéroport Ménara

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Dès les premières heures du samedi, des centaines de touristes français se sont rués vers l’aéroport de Marrakech Ménara exigeant un avion et créant une situation inédite à l’aéroport. Pourtant, les consignes de l’ambassade de France étaient claires: les ressortissants français au Maroc devaient se rapprocher de leur tour-opérateur, voyagiste ou de l’ambassade. Malgré les tentatives des employés de l’aéroport pour calmer les gens et leur expliquer la situation, personne n’a voulu quitter l’aérogare scandant «Macron, un avion». Il a fallu l’intervention du président français sur Twitter pour calmer certains. En principe, ce dimanche, Transavia devrait opérer plusieurs vols pour rapatrier les touristes, suite à la dérogation accordée par l’Etat marocain. 

Badra BERRISSOULE

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