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Société

8 Mars: La femme marocaine, quelle est son identité?

Par L'Economiste | Edition N°:5713 Le 06/03/2020 | Partager
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Hafsa Benmchich,  experte en sociologie des relations publiques (Ph HB)

Le paysage médiatique classique, et celui des réseaux sociaux sont les clés maîtresses relatives à la diffusion de l’information dans le sens large du terme. Aussi large que parfois perdu entre la réalité, la propagande, l’incitation à la haine, le mensonge, et surtout la conformation qui identifie cette information.
Parlant de la femme, en revanche habillée en soi-disant islamique, ou issue du monde libre libérale, fait toujours l’actualité, et donc, elle demeure le sujet tendance de l’information au Maroc. Mariée avec amant, mère délaissée, mère célibataire, jeune femme optant pour l’avortement, la liste est longue, parfois même exagérément longue.
En parallèle, la femme marocaine fait l’objet des initiatives socio-économiques considérables. Elle est analphabète gérant une coopérative qui réussit, elle est médecin, chef d’entreprise, pilote, artiste … mais ces profils ne font pas l’objet de la tendance, et surtout ne figurent pas dans les sujets de l’information diffusée quotidiennement dans la toile. Elles, certes, participent aux plans d’urgence pour embellir une situation de crise.
Toutes ces données sont réelles mais absentes des études sociologiques sur le terrain et portant entre autres sur les caractéristiques définissables de l’opinion publique marocaine.
Le conflit de l’image de la femme marocaine semble un cercle vicieux, mais l’enjeu demeure de plus en plus angoissant. Parce que la génération future des marocaines commence à formuler une certaine allégorie de leur situation à venir dans la société, sans aucune analogie et avec beaucoup d’influence indéfinissable.
Parcourant la rue et les espaces publics, on perçoit une absence alarmante d’une identité spécifique. Entre conservatrices modernes, libres à l’européenne, ou indifférentes aux déroulés du monde, elles manquent ainsi au développement logique d’une société qui change.
Qu’est-ce qu’on a initié pour instaurer une identité précise de la femme marocaine, via les canaux de l’information? d’où elles extraient leurs idoles avec le ravage des chaînes télévisées étrangères, arabes, américaines ou européennes? peut-on identifier la particularité sociologique de chaque classe sociale des femmes marocaines?
 L’ensemble de ces questions portent à penser que nous vivons une perte quasitotale d’une ergonomie de l’image de la femme, relative à un modèle dominant et dominé par les différents impacts extérieurs.  
Et donc, comment procéder à l’éducation d’une fille? et surtout comment la protéger des étendues de l’information retrouvée et perdue à répétition?
 Une attention particulière devrait se positionner pour répondre à toutes ces questions. Parce que le vieux discours qui dit que la femme est la moitié de la société, et que son éducation est le secret de la réussite de toute une génération, est toujours d’actualité.

Par Hafsa Benmchich
 
 
 

 

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