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UE/GB: Que les choses sérieuses commencent

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5696 Le 12/02/2020 | Partager
Vers un accord de libre-échange post-Brexit ambitieux
Nouveau modèle de commerce, garanties contre la concurrence déloyale…
Des occasions à saisir pour le Maroc

L’Union européenne et le Royaume-Uni doivent viser un accord de libre-échange post-Brexit ambitieux et non se contenter d’un accord a minima. C’est ce qu’a indiqué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg.

A travers sa stratégie, elle ambitionne l’absence de droits de douane, zéro quota et une relation commerciale pour tous les biens. Il s’agirait «d’un nouveau modèle de commerce, une ambition unique en termes d’accès au marché unique. Mais, bien sûr, cela nécessiterait des garanties contre la concurrence déloyale et la protection des normes sociales, environnementales et de consommation», a prévenu la cheffe de l’exécutif européen.

Le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier après en avoir été membre 47 ans. Le parti conservateur au pouvoir s’est engagé à conclure un accord commercial avec Bruxelles avant la fin d’une période de transition prévue jusqu’à fin décembre 2020, qu’il refuse de prolonger. Un délai jugé trop court.

Londres prévoit d’introduire des contrôles sur les importations de biens européens à la frontière à l’issue de la période de transition le 31 décembre 2020. Le but est de traiter tous les partenaires de manière identique au moment où le pays commence les négociations de ses propres accords commerciaux partout dans le monde. Le cas des Etats-Unis, le Japon et l’Australie.

Concernant ce dernier pays, Ursula von der Leyen a ironisé sur les déclarations du Premier ministre britannique Boris Johnson évoquant «un modèle australien» pour la future relation avec le continent. «L’UE n’a pas d’accord commercial avec l’Australie, nous suivons actuellement les règles de l’Organisation mondiale du commerce», a-t-elle souligné.

L’après-Brexit peut être bénéfique aux relations commerciales entre Rabat et Londres. Au cours des deux dernières années, les relations maroco-britanniques ont été renforcées, d’abord à travers un accord stratégique signé en 2018, puis par un accord de partenariat en 2019, à l’instar de celui conclu avec l’UE. Ce qui permettra de booster les relations bilatérales.

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Le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a rappelé Londres à ses engagements contre toute concurrence déloyale avec l’UE dans le futur. Les Européens craignent plus que tout que le Royaume-Uni ne dérégule à l’avenir certains secteurs de son économie à leur détriment.

Les débats se focalisent surtout sur les échanges de biens et la pêche. Les deux parties se sont entendues en fin d’année dernière sur une déclaration politique commune, qui fixe le cadre de la future relation qu’elles doivent maintenant négocier.

Toutes deux y assurent la nécessité d’une concurrence ouverte et loyale. Le négociateur européen a également rappelé que contrairement au souhait de Boris Johnson, Bruxelles entendait confier un rôle à la Cour de justice de l’UE pour interpréter le droit européen dans le cadre de la future relation. Il a mis en garde également Londres contre toute «illusion» sur la place des services financiers dans les négociations.

Le message est clair: «Il n’y aura pas d’équivalence générale, globale ou permanente sur ce secteur...», a précisé Barnier à Strasbourg devant les eurodéputés. En réaction, le ministre britannique des Finances Sajid Javid a promis de dévoiler au printemps sa stratégie post-Brexit pour les services financiers avec l’idée de bâtir une relation durable avec l’UE.

L’agence Bloomberg avait révélé récemment que les autorités européennes réfléchissaient à amender la réglementation financière afin d’affaiblir la City et de renforcer le secteur financier européen, notamment sur l’échange de produits dérivés.

F. Z. T.

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