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    Economie

    Assurance-vie: Les placements des ménages titillent 90 milliards de DH

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5696 Le 12/02/2020 | Partager
    Plus de 20 milliards de DH collectés en 2019
    Obligation de provisionner les déficits techniques liés à l'automobile, l'AT et la maladie
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    Le portefeuille de placement a augmenté de 7,6% à 165 milliards de DH à fin 2019

    Le secteur des assurances continue d'améliorer ses performances commerciales avec un exercice 2019 durant lequel les primes auront augmenté de 8,2% à plus de 44,8 milliards de DH. La collecte a été particulièrement dynamique en assurance-vie avec une croissance de 11% à 20,2 milliards de DH dont 80% collectés auprès des personnes physiques.

    Les arbitrages des épargnants en faveur de ce placement se maintiennent, vu l'état de la Bourse et du marché immobilier. Les montants versés dans les contrats d'épargne ont progressé de 9,6% à 16 milliards de DH. Si la baisse des rendements ne semble pas trop affecter le dynamisme de ces produits, il faut relever néanmoins une réorientation d'une partie de l'épargne vers les contrats en unités de comptes. Ils sont plus risqués et donc plus rémunérateurs.

    Ces supports ont capté 1,2 milliard de DH en 2019 en hausse de 71%. La collecte franchit pour la première fois la barre du milliard de DH et affiche une croissance moyenne annuelle de 32% sur les cinq dernières années. Les versements dans les contrats décès ont, eux, enregistré une progression de 7,1% à environ 3 milliards de DH. A fin 2019, l'encours des placements des ménages en assurance-vie devrait se situer autour de 90 milliards de DH. Il s'était fixé à 79 milliards de DH à fin 2018.

    Dans le segment non-vie, le chiffre d'affaires sectoriel s'est élargi de 6% à 24,6 milliards de DH. Avec des primes en hausse de 7,2% à 11,9 milliards de DH, l'automobile pèse 48% du marché non-vie. Les primes émises sur la branche accidents corporels ont augmenté de 9,8% à 4,5 milliards de DH alors qu'elles se sont établies à 2,3 milliards de DH pour les «accidents du travail et maladies professionnelles» en hausse de 4,5%. L'activité commerciale a été plus dynamique qu'une année auparavant pour chacune  de ces trois branches.

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    Vu l'état de la Bourse et du marché immobilier, les épargnants renforcent leur placement en assurance-vie. Par ailleurs, il y a un net regain des placements dans les contrats en unités de compte pour trouver plus de rendement

    En revanche, ces dernières posent d'énormes défis aux assureurs sur le plan technique. Collectivement et individuellement, les opérateurs tentent d'enrayer l'augmentation de la sinistralité et de la fraude dans la branche auto pour atténuer la pression sur leur rentabilité.

    En attendant les résultats 2019, le ratio combiné s'était dégradé de 6,7 points en 2018 à 99,7 points. Il est passé de 96,2% à 102,9% pour la branche auto et s'est établi à 107,9% pour la catégorie «accidents corporels-maladie-maternité» et 136,2% pour l'accident du travail et les maladies professionnelles.

    Avec la baisse de régime de l'automobile, les compagnies ont davantage la pression d'autant plus qu'elles doivent depuis peu provisionner les déficits techniques liés aux catégories «automobile», «maladie et maternité» et «accidents du travail et les maladies professionnelles».

    La provision pour risque tarifaire est exigée depuis peu par l'Acaps. «Il était nécessaire d'inciter les opérateurs à un retour aux fondamentaux techniques et de remédier à des niveaux de sinistralité alarmants pour certaines branches», justifie-t-elle. Cette évolution réglementaire pourrait donner lieu à des ajustements tarifaires chez certaines compagnies.

    F.Fa

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