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Libye: L’enjeu de la conférence de Berlin

Par L'Economiste | Edition N°:5679 Le 20/01/2020 | Partager
Premier objectif: relancer le processus de paix…
La réunion a déjà fait plusieurs mécontents

A l’heure où nous mettons sous presse, les dirigeants des principaux pays impliqués dans le conflit libyen se réunissaient hier dimanche à Berlin. Sous l’égide de l’ONU, la rencontre devait s’ouvrir en début d’après-midi et se terminer tard dans la soirée. Objectif: tenter de relancer le processus de paix et d’éviter que la guerre civile n’en fasse une «deuxième Syrie».

Un engagement à respecter l’embargo sur les livraisons d’armes, décrété en 2011 mais largement resté lettre morte, est en particulier attendu, selon le projet d’accord final. Un appel à un arrêt total et durable des hostilités sur le terrain doit aussi être lancé, tandis que le débat sur l’éventuel envoi sur place d’une force internationale pour en vérifier la réalité gagne du terrain.

«Nous considérons le sommet de Berlin comme une étape importante pour consolider le cessez-le-feu et aller vers une solution politique», a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan. Entre la récente arrivée sur le terrain de militaires turcs, la présence soupçonnée de mercenaires russes et l’afflux continu d’armes livrées par plusieurs Etats, la communauté internationale craint de voir le conflit en Libye dégénérer. Pour de nombreux observateurs, les affrontements se nourrissent d’appétits autour d’importantes réserves de pétrole dans cet Etat, de rivalités politiques régionales et de jeux d’influence.

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU, et Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, seront présents dans la capitale allemande. Mais ils ne devraient pas siéger à la même table. Le premier est soutenu par la Turquie alors que le second par la Russie.

Les forces du maréchal Haftar ont paru vouloir envoyer un message à la conférence de Berlin en bloquant samedi les principaux terminaux pétroliers de l’est du territoire libyen. Une manière pour elles de protester contre l’intervention turque.

Les dirigeants russe et turc devaient retrouver dimanche notamment les dirigeants égyptien, français, italien et allemand. La réunion a toutefois déjà fait plusieurs mécontents: le Maroc (voir encadré) et la Grèce, qui n’ont pas été invités, mais aussi la Tunisie qui a décliné une invitation jugée trop tardive. L’Algérie y sera en revanche représentée.

Rabat réagit

C’est via un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger que le Maroc a exprimé son étonnement quant à son exclusion de cette conférence. Il y est indiqué que le «Royaume a toujours été à l’avant-garde des efforts internationaux pour la résolution de la crise libyenne». Rabat a «joué un rôle décisif dans la conclusion des accords de Skhirat, qui sont, à ce jour, le seul cadre politique – appuyé par le Conseil de sécurité et accepté par tous les protagonistes libyens – en vue de la résolution de la crise dans ce pays». Le Maroc, est-il précisé, ne «comprend ni les critères ni les motivations qui ont présidé au choix des pays participants à cette réunion. Le pays hôte de cette conférence, qui est loin de la région et des complexités de la crise libyenne, ne saurait la transformer en instrument de promotion de ses intérêts nationaux…». Cela n’empêchera pas le Maroc de poursuivre son engagement afin de contribuer à une solution à la crise libyenne. Le Souverain s’est d’ailleurs entretenu avec le président français Emmanuel Macron sur le sujet.

F. Z. T. avec agences

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