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    Barrage sur le Nil: Vers un compromis

    Par L'Economiste | Edition N°:5678 Le 17/01/2020 | Partager
    Egypte, Ethiopie et Soudan s’entendent pour un futur accord
    Ils se sont donné rendez-vous fin janvier à Washington
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    L'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan ont esquissé mercredi 15 janvier un compromis au sujet d'un immense barrage sur le Nil qui suscite des tensions régionales depuis neuf ans. Ils se sont donné rendez-vous fin janvier à Washington pour surmonter les dernières divergences et finaliser un accord.

    Début novembre, sous la houlette des Etats-Unis et de la Banque mondiale, les trois pays africains avaient fixé à mercredi dernier la date-butoir pour aboutir à un accord sur le grand barrage éthiopien de la Renaissance voulu par Addis Abeba.

    Au coeur de la dispute, le barrage long de 1,8 km et haut de 145 m dont la construction a été entamée en 2012 par l'Ethiopie. Ce gigantesque projet de quatre milliards de dollars est censé, dans l'esprit des Ethiopiens, commencer à produire de l'électricité d'ici fin 2020 pour être complètement opérationnel d'ici 2022.

    Il doit devenir la plus grande centrale hydroélectrique d'Afrique avec une production de 6.000 mégawatts. Mais Le Caire craint qu'il n'entraîne une réduction du débit du Nil bleu, fleuve dont l'Egypte dépend à plus de 90% pour son approvisionnement en eau. Neuf années de négociations n'ont pas permis d'aboutir à un accord.

    Mais les tractations se sont accélérées ces derniers mois sur la question-clé du remplissage du réservoir de la future digue, censé contenir 74 milliards de m3 d'eau. C'était la principale pierre d'achoppement, l'Egypte redoutant qu'un remplissage trop rapide n'affecte des millions d'Egyptiens pouvant manquer d'eau et avoir du mal à se nourrir.

    L'Ethiopie, qui dit avoir un besoin critique de cette électricité pour son développement, souhaitait remplir le réservoir sur une période de quatre à sept ans, quand l'Egypte proposait une durée beaucoup plus longue. Selon le compromis trouvé, le remplissage aura lieu par étapes de manière coopérative, essentiellement pendant la saison des pluies de juillet-août, voire jusqu'en septembre si les conditions sont réunies. Cette phase cruciale prendra en compte les conditions hydrologiques et l'impact sur les réservoirs en aval.

    La première phase de ce remplissage permettra de débuter la production d'électricité, mais des mesures seront prises pour atténuer les inconvénients pour l'Egypte et le Soudan en cas de fortes sécheresses. Le mécanisme pour les étapes prochaines du remplissage doit encore faire l'objet d'un accord.

    F. Z. T. avec agences

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