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    Economie

    Agriculture: Les détails du programme d’irrigation économe

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5678 Le 17/01/2020 | Partager
    510.000 ha additionnels à l’horizon 2027
    160.000 bénéficiaires pour un coût de 14,7 milliards de DH

    Ambitieux les objectifs du pro­gramme prioritaire d’eau d’irrigation 2020-2027. Les détails ayant été présentés lors de la signature de la convention-cadre entre les partenaires concernés par le pro­jet (voir L’Economiste du lundi 13 jan­vier). D’emblée, la composante irrigation porte sur l’équipement de 510.000 ha, au profit de 160.000 agriculteurs.

    Doté d’un budget global de 14,7 mil­liards de DH, ce programme s’articule autour de quatre composantes. Il s’agit d’abord de la poursuite du Plan national d’économie d’eau d’irrigation pour un coût de 9,5 milliards de DH. Ce plan cible la conversion des systèmes traditionnels (gravitaire, aspersion…) en irrigation lo­calisée (goutte-à-goutte).

    Ce programme qui ciblait 550.000 ha, au lancement de la stratégie agricole en 2009, s’est soldé par un total de 585.000 ha entièrement équipés en système d’irrigation au goutte-à-goutte. Ces réalisations ont bénéficié à plus de 100.000 agriculteurs. Et il est pré­vu d’équiper une superficie additionnelle de 350.000 ha de ce système d’irrigation pour atteindre 940.000 ha au niveau na­tional à l’horizon 2027.
    L’impact est évalué à plus de 2,5 mil­liards de m3, soit deux fois la capacité d’un grand barrage comme Bin El Oui­dane.

    La deuxième composante concerne la poursuite du projet d’aménagement hydro-agricole pour la sauvegarde de la plaine de Saïss, irriguée à partir de la nappe phréatique et dont le niveau accuse une baisse continue. Ce programme permettra la réhabilitation de 30.000 ha à travers la construction d’un canal d’approvision­nement et un réseau de distribution d’eau alimenté à partir du barrage M’dez.

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    Source: Ministère de l’Agriculture
    Beaucoup de retard a été pris en ce qui concerne l’équipement des terres dominés par les barrages. A titre d’exemple, 84.000 ha n’étaient pas équipés dans la grande plaine du Gharb, il y a une décennie

    Ce projet cible également la sauve­garde des investissements privés exis­tants, qui dépassent les 4 milliards de DH, l’amélioration les revenus des agriculteurs et la création de 3.000 emplois perma­nents. Sous oublier le renflouement de la nappe phréatique dont le déficit est estimé actuellement à 100 millions de m3 par an.

    La troisième composante porte sur le développement et la modernisation de la petite et moyenne hydraulique, notam­ment pour ce qui est des cultures vivrières. A cet effet, la stratégie agricole a permis d’améliorer le revenu pour 80.000 petits agriculteurs.

    De même, un programme supplé­mentaire portant sur toutes les régions du Royaume, doté d’une enveloppe de 1,7 milliard de DH, a été élaboré. Il s’adresse, tout particulièrement, aux petits agricul­teurs (moins de 2 ha).

    Il s’agira aussi de l’aménagement d’une superficie de 100.000 ha à travers la restauration et la modernisation des cana­lisations d’irrigation ainsi que la construc­tion de retenues d’eau pour alimen­ter les nappes phréatiques. Il en est de même de la restauration des khettaras, notamment dans la région de Drâa-Tafilalet, et la création de points d’eau pour l’abreuvage du bétail.

    Ce projet vise à élargir l’irriga­tion sur une superficie de 30.000 ha au niveau de la plaine du Gharb pour un investissement d’environ 5,7 milliards de DH, dans l’objec­tif de valoriser les ressources hy­driques mobilisées à travers le bar­rage Al Wahda.

    Les résultats attendus portent sur l’augmentation de la valeur ajoutée agricole de 800 millions de DH/an et la création de 21.000 emplois annuels durant la période de production.

    Repères

    • Taux de rentabilité économique: 22,4% et financière 18,4%
    • Doublement de la valeur ajoutée par m3 d’eau (2,6 DH/m3 à 5,6 DH/m3)
    • Economie d’eau de 20 à 50% et augmentation des cultures de 10 à 100%
    • Economie et valorisation de près de 1 milliard de m3/an
    • Augmentation des revenus des agri­culteurs
    • Amélioration de la production et des exportations agricoles
    • Installer une tarification équitable via la mise en place de compteurs individuels.

    A.G.

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