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Economie

Campagne agricole: Tout est suspendu au ciel

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5674 Le 13/01/2020 | Partager
Urgence d’un plan de sauvetage du cheptel
Les prix de l’orge, du son et de la paille flambent
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Visiblement, le nord du pays ainsi que le Gharb ont été bien arrosés. En revanche, les autres régions dont les Doukkala, grenier du Maroc, affichent un déficit hydrique par rapport à la moyenne

Dure, dure la situation dans la campagne! Depuis le début de l’année! les agriculteurs scrutent le ciel dans l’espoir d’un changement favorable. Surtout ceux qui ont procédé aux semailles dans les délais. Pour les retardataires, rien ne va plus. Le mois de décembre marque en effet la fin des semis pour les céréales.

Or, la tendance se caractérise plutôt par le retard des pluies dont nul ne peut se hasarder à cerner la période. Les services de la météorologie nationale tout comme le ministère de l’Agriculture se gardent, pour le moment, d’apporter quelques éclairages sur les prévisions pluviométriques. Pourtant, les précipitations du mois de décembre, même si elles n’ont pas été généralisées, avaient fait renaître l’espoir.

La banque centrale ayant anticipé une campagne céréalière moyenne avec à la clé une production de 80 millions de quintaux. Alors que le HCP tablait sur une hausse de 6,8% de la valeur ajoutée agricole au titre du premier trimestre 2020. Une évolution que l’institution conditionne par les pluies des mois de février-mars.

Aujourd’hui, le manque de pluie s’accompagne depuis quelques semaines par une vague de froid touchant la majorité des régions de production agricole. Ce qui inquiète le monde agricole. Car, la situation a vite attisé la spéculation. Surtout sur l’alimentation du bétail.

De source professionnelle, on signale que les prix de l’orge, du son et de la paille ont pris une tendance haussière. Et si le gouvernement ne se décide pas à lancer un plan de sauvetage du cheptel, il y a risque que les agriculteurs bradent leur bétail pour parer au plus urgent.

Pour le moment, la réserve globale des barrages n’est pas si critique. Mais les ouvrages à usage agricole affichent un déficit plus ou moins prononcé selon les régions. Seul le nord du pays et, dans une moindre mesure, le Gharb se trouvent dans une situation normale par rapport à la moyenne. Par contre, le centre et le sud sont largement déficitaires.

Pourtant, au lancement de la campagne en octobre dernier, tous les espoirs étaient permis. Du moins en ce qui concerne les mesures prises pour assurer l’offre en intrants nécessaires pour un bon déroulement de la campagne.

En tête de ces mesures, le disponible en semences sélectionnées à des prix bonifiés. Au total, 2,2 millions de quintaux devaient être mis en vente. Les prix sont fixés à 175 DH/quintal pour le blé tendre, 195 DH pour le blé dur et 345 DH/quintal pour l’orge.
La capacité de stockage devait être également renforcée à travers l’exploitation du nouveau centre de Berkane et la location d’entrepôts privés. Il en est de même du circuit de distribution via la signature de contrats avec des opérateurs privés pour passer de 350 à 500 points de vente.
Autre intrant incontournable pour la hausse des rendements des céréales, l’engrais. Ce marché est approvisionné à hauteur de 680.000 tonnes. A l’instar des années précédentes, les fertilisants sont cédés aux agriculteurs à des prix préférentiels. Avec à la clé une utilisation rationnelle via l’exploitation des cartes de fertilité des sols. Celles-ci couvrent l’essentiel de la surface utile agricole, soit 8,7 millions d’hectares.  

Le jour du lancement de la campagne, le ministre avait lancé un appel aux agriculteurs pour qu’ils procèdent aux semailles précoces. La technique aura pour effet de garantir les rendements si la pluviométrie est au rendez-vous. De même, la tutelle s’était engagée à réserver une superficie de 480.000 ha irriguée à la céréaliculture, soit 23% de l’ensemble du périmètre.

Pour compléter le dispositif, le financement de la campagne agricole ne devrait pas faire défaut. «Un effort de report des échéances sera consenti au profit des agriculteurs qui sont dans l’incapacité de rembourser leur dette», avait laissé entendre le ministre de l’Agriculture. Tout en indiquant que le groupe Crédit Agricole a pris les dispositions financières et réglementaires pour répondre aux demandes de financement dans les meilleures conditions.

De même, l’assurance agricole sera reconduite dans les mêmes conditions que la saison précédente. Pour les céréales, il est prévu de couvrir 1 million d’hectares.

A.G.

 

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