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    Politique

    Où va le PAM?

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
    Après la réconciliation, le 4e congrès le 7 février prochain
    Le départ de Hakim Benchamach est acté
    Nouvelle orientation de la ligne politique avec un rapprochement avec le PJD
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    Une nouvelle étape démarre pour le PAM, avec une réconciliation confirmée samedi dernier lors de la réunion de la commission préparatoire du 4e congrès, prévu le 7 février prochain. Elle concrétise le départ programmé de Hakim Benchamach du secrétariat général du PAM à l’occasion de la tenue de ce congrès. Sur la liste des prétendants les plus attendus, Ahmed Akhchichine, actuel président de la région de Marrakech-Safi et ancien ministre de l’Education nationale. Il a été l’un des fondateurs du Mouvement pour tous les démocrates, think tank qui a été à l’origine de la création du PAM il y a une douzaine d’années (Ph Bziouat)

    Le PAM a évité de justesse l’implosion. Les frères ennemis, qui s’affrontaient pendant plus de 8 mois, à coup de procès à rebondissements et d’accusations de détournements d’argent, ont finalement rangé leurs munitions et tourné la page.

    En effet, une nouvelle étape démarre, avec une réconciliation confirmée samedi dernier lors de la réunion de la commission préparatoire du 4e congrès, prévu le 7 février prochain. Elle concrétise le départ programmé de Hakim Benchamach du secrétariat général du PAM à l’occasion de la tenue de ce congrès.

    Des sources affirment que l’annonce de la candidature de Mohamed Cheikh Biadillah au poste de secrétaire général est appuyée par l’actuel patron du PAM pour obtenir le maximum d’assurance quant à son avenir politique dans sa formation. Les mauvaises langues affirment que l’ancien ministre de la Santé souhaite garantir une place dans le prochain bureau politique.

    Les animateurs du courant Avenir, adversaire de Hakim Benchamach, sortis vainqueurs de ce bras de fer, n’ont pas apprécié la précipitation par laquelle Mohamed Cheikh Biadillah a annoncé sa candidature. Ils auraient souhaité une certaine coordination d’autant que le président de la Commission préparatoire comptait ouvrir la liste des candidatures pour leur permettre de mener campagne au sein du parti. Ils y voient une tentative de manipulation du SG sortant afin d’éviter d’être par la suite inquiété.

    Dans son allocution lors de la réunion du samedi, Benchamach a insisté pour que le PAM tourne définitivement la page des désaccords du passé. Si le parti ne réussit pas cette expérience, c’est «l’offre politique conservatrice qui dominera encore la scène pour quelques années».

    Pour lui, la réconciliation ne doit pas être perçue comme une manœuvre, qui risque d’impacter la préparation du 4e congrès. Car, en cas d’échec de ce rapprochement, la facture sera lourde. Il a appelé à renforcer cette réconciliation avec l’esprit unitaire jusqu’au congrès. Il s’agira de donner des réponses claires et faire une offre politique sur les grandes questions de l’heure dont le nouveau modèle de développement. Selon lui, c’est le PAM qui est le plus habilité à conduire les réformes politiques au Maroc.

    Son ancien opposant notoire, Samir Koudar, président de la commission préparatoire du congrès, a tenté de le rassurer en rappelant que «les dirigeants se sont mis d’accord pour tourner cette page par le dialogue, en se basant sur la démocratie interne pour dépasser les divergences. Il faut consolider l’unité du parti et placer ses intérêts au-dessus des personnes».

    Pour lui, la réunion de la commission préparatoire est le premier test grandeur nature de la réconciliation. Il a saisi cette opportunité pour appeler les participants à la réunion du samedi à éviter les sujets qui fâchent et qui alimentent les désaccords et les dispersions.

    Devant cette approche, les animateurs du clan Avenir ne vont pas rester les bras croisés. Les candidats à la succession de Benchamach sont légion. Plusieurs noms reviennent avec insistance dans les rangs du PAM. Ainsi, Ahmed Akhchichine, actuel président de la région de Marrakech-Safi et ancien ministre de l’Education nationale, est le plus attendu. Il a été l’un des fondateurs du Mouvement pour tous les démocrates, think tank qui a été à l’origine de la création du PAM il y a une douzaine d’années.

    Fatima Zahra Mansouri, présidente du conseil national du parti et ancienne maire de la ville de Marrakech est également citée. Il semble qu’elle ne souhaite pas se lancer dans cette aventure mais beaucoup de ses proches ne désespèrent pas de la voir changer d’avis et entrer dans la course pour le secrétariat général du parti.

    Si Abdellatif Ouahbi, député et membre du bureau politique est aussi dans la compétition, il pose toutefois ses conditions. Il veut obtenir toutes les garanties nécessaires et les soutiens des dirigeants pour qu’il soit élu. Sans cela, il ne partira pas dans cette aventure. Mais auparavant, il devra discuter de cette opportunité avec Fatima Zahra Mansouri.

    En tout cas, le courant Avenir peut s’enorgueillir de la victoire judiciaire en appel dans l’affaire qui opposait Hakim Benchamach à Samir Koudar. C’est ce jugement en défaveur de l’actuel secrétaire général qui a provoqué le déclic et permis les retrouvailles des frères ennemis.

    Du coup, le clan avenir doit engranger les bénéfices de cette victoire judiciaire pour la traduire dans la vie du parti, en contrôlant le secrétariat général. Cela se traduira par un changement d’orientation de la ligne politique du PAM. Ainsi, il ne se contentera plus de camper dans la tranchée du refus et de l’affrontement avec le PJD.

    Au cours de ce 4e congrès, une autre approche sera mise sur la table, avec la possibilité de se rapprocher avec le parti qui dirige le gouvernement. Pourquoi laisser le RNI comme la seule force à discuter avec le PJD pour entrer au gouvernement et priver le PAM de cette ouverture politique. L’élection de la  pamiste Fatima El Hassani, ancienne journaliste de la MAP, à la présidence de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, avec les voix du PJD il y a quelques mois, en est le dernier exemple.

    Déclin du clan du Rif

    Cette réconciliation semble sonner le glas de la domination du clan du Rif sur le PAM. Après la démission de Ilyas El Omari de la tête du parti, voilà le tour de Hakim Benchamach de plier bagages du secrétariat général. Autre disparition de la scène, Aziz Benazzouz, originaire de cette région et ancien chef du groupe parlementaire du PAM de la Chambre des conseillers. Ce mouvement qui a affaibli ce clan, a nettement réduit la présence de la gauche radicale dans le parti.

    M.C.

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