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International

Tensions géopolitiques: Secousse sur les marchés

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5670 Le 07/01/2020 | Partager
Les Bourses tremblent, le pétrole se renforce
Saudi Aramco et les marchés du Golfe chutent
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Les analystes surveillent de très près le comportement des Bourses mondiales en ce début d’année. Confortées par la perspective d’une relance de Pékin et de la signature programmée de l’accord commercial sino-américain, elles avaient démarré l’année 2020 en fanfare poursuivant leur lancée en 2019. Mais le regain de tensions au Moyen-Orient (Iran, Irak, Libye…) change la donne, comme le rapportent les médias étrangers.

Sur fond de chute générale des Bourses du Golfe, le géant pétrolier saoudien Aramco a atteint dimanche 5 janvier son plus bas niveau depuis son entrée à la Bourse de Riyad. Saudi Aramco a perdu 1,7%, à 34,55 riyals, portant sa capitalisation à 1.840 milliards de dollars.

Les sept Bourses des six Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis) ont clôturé dans le rouge ce premier jour d’échanges depuis le raid américain qui a tué le général iranien Qassem Soleimani en Irak. Le Tadawul, indice de référence de la Bourse saoudienne, la plus importante de la région et l’une des 10 plus grandes au monde, a fini en baisse (-2,4%) avec la plupart de ses titres dans le rouge.

La Bourse du Koweït a plongé de 3,7%, le riche pays pétrolier, voisin de l’Irak, entretient toutefois de bonnes relations avec l’Iran. Le marché financier de Dubaï, la Bourse du Golfe la plus exposée à l’international, a chuté de 3,1% tandis que la place d’Abou Dhabi a reculé de 1,4%. La Bourse du Qatar est tombée à 2,1%. Si Doha est proche de l’Iran, le pays abrite aussi la plus grande base aérienne américaine du Moyen-Orient.

La Bourse de Bahreïn (pays où est déployée la cinquième flotte américaine) a dégringolé de 2,3%. La petite Bourse d’Oman a baissé de seulement 0,3%. Caractérisée par sa neutralité, Mascate a souvent joué un rôle de médiateur entre les Américains et les Iraniens. La chute des places boursières du Golfe survient malgré la flambée des prix du pétrole (voir encadré), dont les six pays du CCG dépendent fortement pour leurs recettes publiques.

Déprime généralisée

Les Bourses mondiales, qui s’étaient déjà crispées vendredi dernier, faisaient encore grise mine hier dans la matinée. A Paris, le CAC 40 perdait 1,34%. Même schéma pour le FTSE 100 à Londres (-1,14%), le Dax à Francfort (-1,89%), le FTSE MIB à Milan (-1,72%) ou encore l’IBEX 35 à Madrid (-1,30%).

En Asie, l’indice vedette japonais, le Nikkei, a chuté de 1,91% à 23.204,86 points pour sa première séance de l’année. De leur côté, les Bourses chinoises ont fini en ordre dispersé. Hong Kong a reculé de 0,79% à 28.226,19 points, tandis que Shanghai a fini stable (-0,01% à 3.083,41 points) et celle de Shenzhen en légère hausse (+0,44% à 1.768,68 points).

Ce climat d’inquiétude profitait à l’or, qui continuait de jouer son rôle de valeur refuge. L’once montait à 1.576,59 dollars contre 1.552,20 la veille. En ce qui concerne  les compagnies aériennes, certaines étaient pénalisées par la crainte de la hausse des prix des carburants.

Les regards devraient se tourner vers les banques centrales. Le cas de la Banque centrale chinoise (PBOC) qui a annoncé une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques. Une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour dynamiser les prêts et relancer l’économie.

Les analystes s’attendent à une relance qui devrait se concrétiser par la signature prochaine de l’accord de phase un entre la Chine et les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump ayant annoncé qu’elle interviendrait le 15 janvier.

Impact sur le pétrole

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SoutenuS par les tensions au Moyen-Orient, les cours du pétrole vont crescendo.  Hier dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 69,39 dollars à Londres, en hausse de 1,15% par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril américain de WTI pour février gagnait 0,92% à 63,62 dollars.
Le Brent ayant même dépassé ponctuellement les 70 dollars le baril. Ce seuil, franchi dans la soirée, n’avait pas été atteint depuis les attaques contre des installations saoudiennes mi-septembre. Les tensions font craindre aux marchés une escalade dans la région et une perturbation de l’offre d’or noir dans le monde. Les inquiétudes se renforcent aussi pour l’économie mondiale.

F. Z. T.

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