×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    International

    Libye: Berlin abrite une conférence pour mettre fin aux divisions

    Par L'Economiste | Edition N°:5667 Le 02/01/2020 | Partager
    Tensions Grèce-Turquie, l’ONU appelle au dialogue
    Des accords militaires et maritimes controversés

    La Grèce veut participer à la conférence sur la Libye prévue en janvier à Berlin sous l’égide de l’ONU, au moment où la tension monte sur la question avec la Turquie voisine. «Nous ne voulons pas de source d’instabilité dans notre voisinage. Nous avons donc notre mot à dire sur les développements en Libye», a estimé le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

    La conférence a pour objectif de mettre fin aux divisions internationales sur la Libye et ouvrir la voie à une solution politique au conflit.  Le pays est devenu un nouveau sujet de contentieux diplomatique entre les deux rivaux traditionnels que sont la Grèce et la Turquie.

    Lesquels s’opposent sur les droits maritimes en Méditerranée ainsi que sur les parties en conflit dans ce pays nord-africain. Ankara a signé en novembre deux accords controversés avec le gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et soutenu par l’ONU. L’un d’eux porte sur la coopération militaire (le GNA en a demandé la mise en oeuvre, ouvrant la voie à une intervention militaire turque directe) pour lutter contre les forces du maréchal Khalifa Haftar.

    L’autre sur la délimitation maritime entre la Turquie et la Libye. La Grèce a jugé ces deux accords «dénués de fondement et contraires au droit international». L’accord global permet à la Turquie d’étendre ses frontières maritimes dans une zone de Méditerranée orientale où d’importants gisements d’hydrocarbures ont été découverts ces dernières années autour de Chypre. A

    thènes a annoncé pour sa part qu’un accord sur le gazoduc EastMed serait signé avec Chypre et Israël le 2 janvier. La Ligue arabe a tenu mardi dernier à la demande du Caire une réunion urgente sur la situation en Libye.

    Plongée dans le chaos depuis 2011, le pays est aujourd’hui déchiré entre deux autorités: le GNA à Tripoli et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar dans l’Est. Lançant début avril une offensive pour conquérir la capitale, le maréchal Haftar a annoncé le 12 décembre le début d’une nouvelle bataille décisive pour s’emparer de Tripoli.

    De son côté, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a dénoncé le 17 décembre «toute velléité de contrôler la Libye», au surlendemain d’une rencontre à Istanbul entre le président turc Recep Tayyib Erdogan et le chef du GNA, Fayez al-Sarraj.

    Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, le président égyptien a évoqué également «les risques d’une escalade militaire en Libye, tout en appelant l’ensemble des acteurs à la plus grande retenue…».

    L’internationalisation du conflit…

    «Les accords signés entre Ankara et le GNA marquent une escalade dans le conflit libyen», a regretté l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, dans un entretien avec le quotidien français Le Monde. Pour lui, ces deux accords marquent «une escalade dans le conflit en l’étendant à des zones éloignées de la Libye, notamment le contentieux entre les Grecs et les Turcs sur la délimitation maritime…». L’émissaire de l’ONU a regretté «l’internationalisation du conflit, son extension territoriale, notamment au niveau maritime, et aussi l’escalade militaire proprement dite». La présidence turque a transmis au Parlement pour examen une motion autorisant le déploiement de militaires en Libye pour y soutenir le GNA. Erdogan avait effectué quelques jours une visite surprise à Tunis. Il y avait évoqué avec les responsables tunisiens le conflit en Libye et les tensions régionales.

    F. Z. T. avec agences

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc