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    Parc éolien: Ouf de soulagement à Taza

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5664 Le 27/12/2019 | Partager
    L’Onee, Masen et EDF EN/Mitsui bouclent le financement de la première phase
    Le projet bat des records de retard d’exécution et de mise en service
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    La filiale du français EDF et son partenaire japonais Mitsui&Co. Ltd ont désormais les coudées franches pour les travaux de construction du programme éolien de Taza. Le projet devait constituer la toute première phase du Programme éolien national, lancé en 2009 (Ph.EMC)

    C’est un grand ouf de soulagement pour EDF Energies Nouvelles (EDF-EN) et son partenaire japonais Mitsui&Co. L’Onee, Masen et le consortium franco-japonais viennent de boucler le financement de la 1re phase du parc éolien de Taza.

    Les trois parties ont procédé le mercredi 18 décembre à Rabat, à la signature des contrats de projet relatifs à la réalisation de la première phase de 87 MW du parc éolien. Les parties ont également procédé le 20 décembre, à la signature des contrats de financement avec le groupement de banques japonaises (JBIC, NEXI, MUFG et SMBC) ainsi que BMCE Bank of Africa, bouclant ainsi le financement de cette première phase du projet.

    Située à environ 12 km au Nord-Ouest de la ville de Taza, la première phase du parc est composée de 27 turbines éoliennes de puissance unitaire de 3,23 MW fabriquées par General Electric. Rappelons qu’Alstom avait déjà été choisi pour équiper le parc d’une cinquantaine d’éoliennes. L’électricité produite correspondra à la consommation d’une ville d’environ 350.000 habitants. La mise en service du parc est prévue pour fin 2021.

    Le parc éolien de Taza, d’une puissance totale de 150 MW mobilisera en tout un investissement global de 2,5 milliards de DH. Le projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale dont l’objectif est d’atteindre 52% de la puissance électrique installée à base d’énergie renouvelable à l’horizon 2030.

    Sur le volet environnemental, le projet permettra d’économiser environ 200.000 tonnes de CO2 par an dans sa première phase. Par ailleurs, et dans le cadre de la promotion du tissu industriel national, le projet prévoit une compensation industrielle, en vertu de laquelle le développeur privé s’engage à investir et à acquérir des biens et des services auprès d’entreprises marocaines.

    Trois ans plus tôt, EDF EN Renouvelables, filiale du géant français de l’énergie, spécialisée dans les énergies vertes, annonçait la prise de possession du lot de terrain nécessaire au démarrage des travaux de construction du parc, après près de cinq ans de retard sur le calendrier initial d’exécution et de mise en service du site (voir L’Economiste édition n°4911 du 05 décembre 2016).

    A cette date, la construction du site était prévue de démarrer au 1er semestre 2017. Les travaux devaient durer 18 mois sur un cours normal des événements, ce qui laissait supposer une mise en service avant la fin du second semestre 2018.

    Depuis son attribution au groupement franco-japonais et la signature du contrat d'achat d'électricité (PPA) en juillet 2013, avec l’Onee, le projet était resté bloqué par d’importantes difficultés à mobiliser le foncier nécessaire à sa réalisation. Le consortium n’excluait d’ailleurs pas de jeter l’éponge si ces blocages n’étaient pas levés. Les procédures d’expropriation semblaient interminables.

    Une mission qui incombait à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), principal donneur d’ordre du projet et client exclusif de l’électricité qui en sera produite. La visibilité sur le projet s’est dégagée suite à la réorganisation qui a placé Masen au centre de l’architecture institutionnelle du secteur des énergies renouvelables.

    M.Ko.

     

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