×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    International

    Un ex-patron du FMI charge la BCE

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5654 Le 13/12/2019 | Partager
    jacques-de-larosiere-054.jpg

    Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et ex-directeur général du FMI (Ph. J.L.)

    La nouvelle présidente de la BCE, Christine Lagarde a présidé jeudi 12 décembre, sa première réunion de politique monétaire. Les marchés sont persuadés qu'il n'y aura pas d'inflexion par rapport à la politique ultra accommodante menée par son prédécesseur, Mario Draghi.

    Les critiques sur la faible efficacité des décisions de la BCE sont nombreuses. «Il est devenu clair que la politique monétaire ultra accommodante de la BCE est dans une impasse», estime Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et ex-directeur général du FMI, chez nos confrères Les Echos.

    L'environnement de taux bas induit par la politique de la BCE n'a pas encouragé l'investissement productif mais a accentué la fragilité du système financier: formation de bulles d'actifs, détérioration de la qualité du crédit, écrasement des primes de risque, affaiblissement du système bancaire et de la situation financière des compagnies d'assurance-vie... Pour l'ex-dirigeant du FMI, la poursuite d'un objectif d'inflation à 2% est d'abord inatteignable pour des raisons structurelles.

    Ensuite, les banques centrales ancrent dans les esprits l'idée que les taux vont rester durablement bas. Cela bloque toute initiative. La détérioration rapide de l'environnement financier dont nous sommes témoins ne peut plus durer très longtemps et quand la crise arrivera, il n'y aura plus de marge de manœuvre monétaire, avertit Jacques de Larosière. A elle seule, la politique monétaire est insuffisante pour relancer l'économie, clament les banques centrales.

    «Les banques centrales ont été trop mises à contribution et leur indépendance souffre du rôle fiscal qu'elles ont été amenées à jouer indirectement». Pour agir, il faut commencer par désacraliser la cible d'inflation de 2% et préparer de nouvelles règles de jeu qui seraient mises en œuvre graduellement et prudemment.

    En outre, il faut ouvrir une véritable discussion sur la cohérence des taux de change, conseille de Larosière. L'absence de toute forme de système monétaire international ne peut qu'encourager les guerres commerciales et monétaires, dit-il.

    F. Fa

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc