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    Analyse

    Boissons alcoolisées: Les bars «trinquent» toujours

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5654 Le 13/12/2019 | Partager
    La TIC maintenue à 900 DH/hectolitre et la taxe spécifique à 1 DH/litre
    En revanche, les cafés bénéficient de la TVA à 10%

    Les tenanciers des bars ont eu gain de cause. Du moins sur un volet de la taxation que leur activité supporte: la TIC à 900 DH/hectolitre et la TVA à 20%. Ces taux  ayant été maintenus dans le projet de loi de finances 2020, adopté mercredi 11 décembre, après une deuxième lecture en Commission des finances de la Chambre des députés.  C’est donc grâce aux conseillers que l’augmentation de la taxation  a été évitée. Aux yeux de la Confédération démocratique du travail, «si la taxe sur les boissons alcoolisées est augmentée, cela encouragerait le commerce illégal».

    Même analyse du côté de l’Union marocaine du travail (UMT) dont le représentant avait invité le ministre des Finances «à repenser la question» de l’augmentation de la taxe sur l’alcool.

    Pour l’UMT, une nouvelle hausse de la taxation sur les boissons alcoolisées «affecterait le tourisme» même s’il est constaté que l’écrasante majorité des consommateurs est marocaine. Mais derrière, c’est aussi le souci de la sauvegarde de l’emploi qui prédomine chez les syndicalistes.

    Sur une décennie, le secteur a enregistré la fermeture de 1.300 points de vente, relèvent les professionnels. Et des enseignes de grande surface comme Marjane et Acima ont pratiquement banni de leurs rayons la vente de boissons alcoolisées, est-il souligné. Or les parts de marché de la grande distribution ont connu une croissance significative pour représenter jusqu’à 40% des volumes commercialisés. A l’évidence, le reste de la distribution ne compensera pas les volumes perdus.

    La taxation de ces produits a en effet plus que doublé sur la dernière décennie: TVA, TIC et taxe spécifique (1 DH/litre de vin). Cette dernière est perçue par les professionnels «comme une TIC déguisée» dont ils ne cessent de  réclamer la suppression.

    Le gouvernement prévoit de percevoir 718 millions de DH au titre des recettes fiscales sur l'alcool en 2020. Ceci, après avoir encaissé,  cette année,  678 millions de DH. S’ajoute aussi un pactole de près de 878 millions de DH sous forme de taxation  applicable à la consommation de bière.

    D’un autre côté, la production de vins et bières, a été encouragée par la stratégie agricole. Des investisseurs étrangers ont même bénéficié d’incitations dans le cadre du partenariat public-privé autour des terres du domaine privé de l’Etat. Du coup, la production a plus que doublé sur la dernière décennie. Rien que pour les vins, elle s’établit actuellement à près d'un demi-million d’hectolitres. Ceci, face à des marchés de proximité qui ont tendance à se fermer sous l’effet de fortes subventions.

    Cependant, les cafés peuvent se réjouir. La TVA appliquée est réduite à 10%. Reste à savoir si la plus-value sera répercutée sur le consommateur.

    Cascade de taxations

    LA taxe sur la consommation intérieure (TIC) a été uniformisée en 2012 à toutes les catégories de vins. Elle est passée de 500 DH/hl à 900 DH actuellement. Une mesure qui a surtout pénalisé le vin d’entrée de gamme. Aujourd’hui, un litre de vin ordinaire est taxé à 9,35 DH (TIC et TVA spécifique) alors que le haut de gamme de 75 cl ne supporte que 7,35 DH. Aussi l’impact sur les vins ordinaires est-il fortement ressenti. Car c’est le produit le plus consommé.
    Quant à la TVA spécifique (1 DH/litre), elle n’est pas récupérable. S’ajoute également le marquage fiscal introduit en 2010. Il a occasionné un surcoût de 130 DH/hl.

    A.G.

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