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    COP25: «L’Humanité a atteint le point de non-retour…»

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5646 Le 03/12/2019 | Partager
    La 25e Conférence climat de l'ONU se tient à Madrid
    Des enjeux pour le Maroc
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    Les signataires de l'accord de Paris de 2015, réunis à Madrid du 2 au 13 décembre, sont pressés d'accélérer les mesures pour réduire plus rapidement les émissions de gaz à effet de serre et espérer encore un peu limiter le réchauffement à +2 °C, voire +1,5 °C, par rapport à l'ère pré-industrielle

    L'Humanité, qui subit les assauts du dérèglement climatique, a presque atteint le «point de non-retour». C’est sur cette urgence que devront se pencher les participants à la 25e Conférence climat de l'ONU (COP25) prévue du 2 au 13 décembre à Madrid. Organisateur de la COP22 à Marrakech, le Maroc participe aux travaux avec une importante délégation conduite par le chef du gouvernement Saâdeddine El Othmani.

    Depuis un an, les pays signataires de l'accord de Paris sont la cible d'une pression sans précédent que résume le mot d'ordre de ces deux semaines de réunion: #TimeforAction. «Nous ne pouvons plus remettre à plus tard l'action climatique», a confirmé la ministre espagnole de l'Environnement Teresa Ribera. Son pays accueille au pied levé la COP25 après le désistement du Chili, qui assure toutefois sa présidence. Ce même message a été martelé sans relâche par l'ONU à l'approche du rendez-vous.

    «Le point de non-retour n'est plus loin à l'horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse», a déclaré son secrétaire général Antonio Guterres. Tout en dénonçant des engagements totalement insuffisants contre le réchauffement. «Depuis des décennies, l'espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup. Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature», a-t-il lancé.

    Quelques jours plus tôt, le Programme de l'ONU pour l'environnement portait un coup aux espoirs d'atteindre l'objectif idéal de l'accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5 °C par rapport à l'ère pré-industrielle. Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l'an prochain et jusqu'à 2030. Alors qu'il n'y a aucun signe qu'elles commencent à baisser.

    Le monde a déjà gagné environ 1 °C, entraînant une multiplication des catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire va augmenter l'ampleur des dérèglements.

    Or, au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu'à 4 ou 5 °C d'ici à la fin du siècle. Et même si les Etats respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3 °C. Un rapport de l'Organisation météorologique mondiale qui doit être publié cette semaine devrait confirmer sans surprise que l’année 2019 se hissera dans le top 5 des années les plus chaudes.

    Quant aux Etats-Unis, ils viennent de confirmer leur retrait de cet accord l'an prochain, même si la population américaine est engagée contre le changement climatique. C’est ce qu’a assuré la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, qui devrait être présente à Madrid.

    Dans ce contexte, les yeux se tournent vers l'Union européenne et son tout nouvel exécutif. La nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen s'est engagée pour un «green deal européen». Elle espère que, lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les 28 pourront s'entendre sur l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050. Mais même dans ce cas, il faudra encore attendre 2020 pour que l'UE présente une révision de ses ambitions à plus court terme.

    Aujourd'hui, seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d'émissions de CO2 en 2020, avant la COP26 à Glasgow. Mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts. Outre les actions, les pays du Sud attendent de leur côté plus d'aide et de soutien des pays du Nord pour faire face aux impacts du changement climatique. Plusieurs manifestants ont protesté la semaine dernière contre le réchauffement climatique en Europe et en Asie. Et ce, dans le cadre d’une journée de mobilisation mondiale, avant la réunion de l'ONU qui s'annonce tendue.

    F. Z. T.

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