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International

OCDE: Les ingrédients nécessaires à la croissance

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5640 Le 25/11/2019 | Partager
Coordination au niveau des échanges et du système fiscal
Orientations en matière de transition énergétique et de l'investissement
Tensions commerciales, Brexit… des freins
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Le ralentissement de l’activité touche aussi bien les économies de marché émergentes que celles avancées, mais plus ou moins sévèrement selon l’importance des échanges dans les différents pays. Aux Etats-Unis, la croissance devrait selon les prévisions ralentir pour revenir à 2% en 2020 comme en 2021. Dans la zone euro et au Japon, elle devrait s’établir autour de 1% tandis qu’en Chine, la décélération devrait se poursuivre avec une croissance qui pourrait ressortir à 5,5% en 2021 contre 6,6% l’année dernière

Toute nouvelle aggravation des tensions commerciales entraînerait des ruptures dans les réseaux d’approvisionnement et exercerait un effet de freinage sur la confiance, l’emploi et les revenus.

C’est ce qui ressort de la dernière édition des perspectives économiques de l’OCDE. Les incertitudes entourant l’avenir des relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni font peser un risque supplémentaire sur la croissance, de même que le niveau actuellement élevé de la dette des entreprises.

Ce sont là autant de facteurs qui pèsent sur l’économie mondiale et font croître le risque d’une stagnation à long terme. La croissance du PIB devrait s’établir à 2,9% cette année, soit son niveau le plus faible depuis la crise financière et se maintenir à 2,9% - 3% en 2020 comme en 2021.

En 2018, le PIB mondial avait progressé de 3,5%. Ces perspectives rejoignent celles du FMI publiées en octobre dernier et qui prévoient un taux de l’ordre de 3,4% l’année prochaine (ce qui correspond à une révision à la baisse de 0,2% des projections d'avril dernier). Toutefois, contrairement au ralentissement synchronisé, cette reprise n’est pas généralisée et est précaire, avertit le Fonds monétaire.

«Ce serait une erreur de considérer ces évolutions comme des facteurs temporaires auxquels la politique monétaire ou budgétaire pourrait apporter des réponses. Elles sont, par nature, structurelles», a indiqué la cheffe économiste de l’OCDE, Laurence Boone.

«En l’absence de coordination au niveau des échanges et du système fiscal international, d’orientations stratégiques claires en matière de transition énergétique, le climat d’incertitude continuera de régner, compromettant les perspectives de croissance», dit-elle. Il est en outre urgent que les gouvernements œuvrent de concert à stimuler l'investissement.

Deux années d’aggravation des différends sur les droits de douane (principalement entre les Etats-Unis et la Chine) ont mis à mal les échanges, érodant l’investissement des entreprises et mettant des emplois en danger. Bien que les dépenses des ménages aient résisté, des signes d’essoufflement sont apparus sur ce front aussi. Les ventes de véhicules automobiles ont fortement reculé au cours des douze derniers mois.

«Si la fragilité de l’économie mondiale peut être imputée en grande partie à des actions délibérées de la part de décideurs publics, il n’en reste pas moins qu’elle reflète aussi des évolutions structurelles plus profondes», selon les économistes.

La révolution numérique transforme les modèles économiques, tandis que les évolutions climatiques et démographiques bouleversent d’ores et déjà les structures d’activité. Dans le même temps, la Chine procède à un rééquilibrage en faveur de la consommation et des services au détriment des exportations et de l’industrie manufacturière.

La progression de l’investissement agrégé dans les pays du G20 (hors Chine) a ralenti, passant d’un rythme annuel de 5% au début de l’année 2018 à seulement 1% au premier semestre de 2019. D’après les estimations, la hausse en volume des échanges mondiaux de biens et de services s’est repliée à 1% cette année, soit son taux le plus faible depuis 2009. Bien qu’un léger redressement soit anticipé, cette hausse devrait rester timide.

Des fonds d’investissement

L'équipe de l’OCDE examine également de quelle manière des fonds d’investissement publics dédiés pourraient être adaptés de façon à répondre à des objectifs de croissance à long terme. Ils pourraient consister par exemple à garantir que la société dans son ensemble tirera pleinement profit des avancées du numérique ou à faciliter la transition vers un avenir bas carbone.

Fatim-Zahra TOHRY

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