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    Fès-Meknès: 1,5 milliard de DH pour la ZAI d’Aïn Cheggag

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5632 Le 12/11/2019 | Partager
    L’enveloppe sera mobilisée par la Région et le gouvernement
    Trois ans pour restaurer la confiance des opérateurs privés
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    Le lancement de la nouvelle zone d’accélération industrielle d’Aïn Cheggag devrait redonner confiance aux opérateurs économiques de la région Fès-Meknès, lutter contre le chômage des jeunes et éradiquer les disparités interrégionales… Une journée d’information autour du développement de ce nouveau pôle a été tenue, vendredi dernier, sous la présidence de Nouzha Bouchareb, ministre de l’Urbanisme (Ph. YSA)

    L’on en sait un peu plus, depuis vendredi dernier, sur le projet de la Zone d’accélération industrielle (ZAI) d’Aïn Cheggag. D’un investissement prévisionnel de 1,5 milliard de DH, le projet qui sera déployé sur une superficie de 500ha (province de Sefrou), sera réalisé dans un délai de 3 ans. Le financement, quant à lui, sera pris en charge par le Conseil régional Fès-Meknès, les ministères de l’Intérieur, les Finances, l’Industrie et l’aménagement du territoire. Décryptage.

    ■ Une journée d’information pour vendre l’idée
    Le vendredi 8 novembre, les responsables de la région Fès-Meknès se sont donnés rendez-vous au siège de la province de Sefrou, pour une journée d’information sur le projet de la ZAI d’Aïn Cheggag. «Au-delà d’un simple projet, nous visons le développement d’un pôle de compétence au niveau de la région Fès-Meknès», indique d’emblée Nouzha Bouchareb, ministre (MP) de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat, et de la politique de la ville. Appelant à une grande mobilisation autour de ce chantier, la ministre, fraîchement nommée à ce poste, a souligné que «la naissance de ce projet de développement émane d’une volonté partagée de mise en œuvre, d’implémentation de la régionalisation avancée et d’une gouvernance urbaine déconcentrée, permettant d’inscrire le territoire dans un processus de développement durable». Pour elle, «cette stratégie permettra d’asseoir un modèle de développement territorial qui répond aux attentes et aux besoins de la région, conformément aux hautes orientations royales». Pour y parvenir, une nouvelle approche pour traiter les problèmes d’investissement est de mise. Et ce, afin de déployer la régionalisation avancée.
    Pour aller vite, le département de l’Urbanisme «s’engage à travers ses représentations locales à faciliter la mobilisation du foncier nécessaire à la ZAI ainsi que l’obtention des différentes autorisations administratives nécessaires à la valorisation dudit projet».

    ■ Accompagnement et planification urbaine en priorité
    «Ce projet devrait restaurer la confiance des opérateurs privés», indique Bouchareb. Les décideurs régionaux sont appelés à prendre en considération cette zone dans le cadre des documents de la planification urbaine et les faire accompagner par une offre en habitat. «Ceci dans le cadre d’une planification proactive et une intervention opérationnelle établissant la concrétisation de la vision de SM le Roi en matière d’investissement et de développement», explique la ministre de l’Urbanisme. L’objectif de cette démarche est de contribuer à la réduction des disparités sur le terrain grâce à une nouvelle génération de projets. Ils permettront la création de richesses et de nouveaux emplois ainsi que la mise en place de nouveaux leviers de développement permettant d’améliorer le cadre de vie de la population. Dans cette optique, les acteurs concernés par ce chantier devraient mutualiser les efforts dans les phases à venir «pour donner une suite opérationnelle à la réalisation de ce pôle de compétence et le faire aboutir dans les meilleurs délais». Et surtout pour «résorber le chômage et inscrire Sefrou dans l’internationalisation», estime Omar Touimi Benjelloun, gouverneur de la province. 

    ■ Un développement intégré et équitable
    La journée d’information, tenue vendredi dernier à Sefrou, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord signé le 16 octobre, portant sur l’aménagement, le développement, la promotion, la commercialisation et la gestion de la ZAI Fès-Meknès. Elle constitue un moment d’échange et d’engagement des parties prenantes pour faire aboutir collectivement ce projet stratégique de dimension régionale et à caractère opérationnel dans une approche de co-construction et de convergence des politiques publiques. «Cette rencontre vise à présenter la déclinaison effective du Plan d’accélération industrielle (PAI) au niveau régional», note Saïd Zniber, wali de la région. Et de poursuivre: «le PAI ambitionne un développement harmonieux, équitable et intégré pour toutes les régions du Royaume». Sa déclinaison régionale à Fès-Meknès prévoit plusieurs projets totalisant une superficie de 800 ha. «Y seront aménagés un pôle urbain intégré, avec une zone industrielle (ZAI d’Aïn Cheggag), une zone pour l’industrie du cuir, une cité universitaire et une zone franche à Ras El Ma. Ce qui devrait assurer un bel avenir pour la région», affirme le wali.
    Le coût global dédié à l’aménagement de cet ensemble s’élève à 1,5 milliard de DH. Enfin, pour faire vivre cette nouvelle zone d’activités, Zniber a appelé «le secteur privé à venir investir dans des projets industriels d’envergure».

    Les axes prioritaires

    Parmi les axes prioritaires de la ZAI d’Aïn Cheggag figurent la bonne gouvernance du foncier collectif (1.000 ha) avec une planification urbaine «globale, inclusive, prospective et sociale», la mise en œuvre d’un chantier pour les zones logistique, universitaire, aéroportuaire, et industrielle. «Le tout devrait se faire dans une vision métropolitaine et durable», insiste Nouzha Bouchareb. «Une fois livrée, cette zone devrait accueillir une partie de l’écosystème automobile et aéronautique à l’instar de Casablanca, Kénitra et Tanger. Pour séduire ces industries, il faut leur offrir des avantages compétitifs et comparatifs, notamment une prime à l’emploi et une imposition préférentielle… ce qui pourrait servir de locomotive pour les nouveaux entrants», espère un industriel. Signalons enfin que le développement intégré du pôle d’Aïn Cheggag vise à asseoir le premier pôle de l’économie du savoir du Royaume à Fès-Meknès, et placer celle-ci au 3e rang des régions industrielles.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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