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    International

    Libre-échange: La plus vaste zone se fera sans l’Inde

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5630 Le 07/11/2019 | Partager
    La signature de l’accord repoussée à l’année prochaine
    Consensus autour du texte du pacte de partenariat
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    Même sans l’Inde, les pays du RCEP pèsent près du tiers du PIB mondial. Sans ce grand pays de l’Asie, le bloc représente moins du tiers de la population mondiale contre environ la moitié s’il était inclus dans ce partenariat.

    Le Sommet des pays de l’Asie-Pacifique s’est clôturé avec une note d’amertume. La signature de l’accord de libre-échange a été repoussée à l’année prochaine et l’Inde ne rejoindra pas les Etats de l’Association des nations du Sud-Est asiatique. Ces derniers se sont tout de même mis d’accord sur quelques domaines de coopération.

    En particulier, l’environnement et la lutte contre l’extrémisme. Mais les dirigeants de 15 pays réunis dans le cadre du 35e Sommet de l’Asean ont déclaré qu’ils sont parvenus à une entente concernant le texte du Partenariat économique intégral régional. Un vaste traité de libre-échange pour la région Asie-Pacifique particulièrement soutenu par Pékin.

    Il  comprend les 10 pays membres de l’Association des nations de l’Asean et six pays partenaires: Corée, Chine, Japon, Inde, Australie et Nouvelle Zélande. Les négociations du RCEP, qui ont été lancées depuis mai 2013, devraient s’achever d’ici la fin de l’année, selon une déclaration conjointe, qui précise que les 15 partenaires sont parvenus à une entente sur les dispositions des 20 chapitres du traité.

    «Dans un contexte mondial en mutation, l’achèvement des négociations du RCEP témoigne de notre engagement collectif en faveur d’un environnement ouvert en matière de commerce et d’investissement dans toute la région Asie-Pacifique», souligne la déclaration. La zone de libre-échange renforcera de manière significative les perspectives de croissance de la région tout en servant de pilier à un système commercial multilatéral fort et à la promotion du développement économique, souligne le document.

    Les 15 dirigeants ont réitéré aussi l’importance de préserver et de promouvoir le système commercial multilatéral et de faire face aux menaces protectionnistes. Ils ont tenu à laisser la porte ouverte à l’Inde pour une éventuelle adhésion à l’avenir. «L’Inde a d’importantes questions en suspens, qui ne sont pas encore résolues», constatent les 15 pays partenaires. Tous les pays participant au projet de la zone de libre-échange travailleront ensemble pour résoudre ces problèmes en suspens d’une manière mutuellement satisfaisante. «La décision finale de l’Inde dépendra de la résolution de ces problèmes», concèdent les partenaires.

    Le vice-Premier ministre thaïlandais et ministre du Commerce, Jurin Laksanawisit, a déclaré qu’en ce qui concerne les problèmes d’accès aux marchés soulevés par l’Inde, le reste des pays du RCEP ont convenu de donner à ce pays le temps nécessaire pour trouver une solution avant la signature de l’accord final au Vietnam qui assurera la présidence de l’Asean pour l’année prochaine.

    L’Inde redoute que l’accord, qui exige l’élimination progressive des droits de douane, n’ouvre son marché à un flux important de marchandises chinoises bon marché et aux produits agricoles en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande, susceptibles de nuire aux producteurs locaux.

    L’Inde a décidé de rester à l’écart du Partenariat économique intégral régional (RCEP) dans l’intérêt national du pays, a déclaré Vijay Thakur Singh, un haut responsable du ministère indien des Affaires extérieures. Le RCEP vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les 10 pays de l’Asean (Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei) et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

    Une source thaïlandaise a déclaré que le gouvernement de Bangkok était reconnaissant à Singapour, qui assurait la précédente présidence de l’Asean, pour son rôle dans l’avancée des négociations du RCEP. S’exprimant à la rencontre «Asean Plus trois», le président sud-coréen, Moon Jae-in, a déclaré que la conclusion des négociations du RCEP aurait un impact positif sur l’économie mondiale.

    «La conclusion du RCEP contribuera au libre-échange et à la croissance des investissements dans la région, ainsi qu’à la paix et à la prospérité partagée en Asie de l’Est», s’est-il félicité. Le pacte entrera en vigueur après sa ratification par les 15 pays, un processus qui prendra jusqu’à un an et demi.

    L’Inde pour «l’intérêt national»

    L’Inde a d’ailleurs fait savoir lundi 4 novembre qu’elle «ne rejoindra pas» le Partenariat économique intégral régional (RCEP), le traité de libre-échange promu par Pékin. Ceci, avait précisé Vijay Thakur Singh, ministère indien des Affaires extérieures, dans «l’intérêt national».
    New Delhi s’inquiète en effet de l’arrivée massive sur son sol de produits chinois avec ce traité, qui vise à créer une gigantesque zone de libre-échange entre les dix pays de l’Asean, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
    Quant aux États-Unis, ils tentent de conserver leur influence en Asie du Sud-Est où ils possèdent plusieurs bases militaires importantes tandis que la région, culturellement et économiquement, penche de plus en plus vers la Chine.

    A.G.

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