×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    L’aéronautique prend des ailes

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5629 Le 05/11/2019 | Partager
    Un rythme d’intégration supérieur à l’automobile
    Le spectre d’activités s’élargit

    Plus de 80 nouvelles entreprises de l’aéronautique devraient choisir le Maroc d’ici 2030. Le secteur, qui accueille 140 sociétés actuellement, en comptera 220 d’ici 11 ans. Selon une étude publiée par le cabinet Mazars en 2016, «le Maroc est classé au 5e rang mondial des pays les plus attractifs pour l’installation de sous-traitants, juste après l’Allemagne (4e), la Chine (3e), les Etats-Unis (2e) et la France (1er)».

    En Afrique, le site Maroc est considéré comme le plus attractif (1er). De 2014, année de lancement du Plan d’accélération industrielle (PAI), à 2018, l’industrie aéronautique a multiplié par 2 son chiffre d’affaires. Il est passé de 900 millions de dollars à 1,7 milliard. Sur la base du carnet de commandes actuel, les ventes prévisionnelles de 2021 sont estimées à 2,6 milliards de dollars, soit environ le triple de celui de 2014. Il faut préciser que les prévisions de ventes ne tiennent pas compte de l’écosystème de Boeing. Autant dire que le secteur surperforme.

    «Lorsque nous avons fait le Plan d’accélération industrielle, nous avions fixé un taux d’intégration locale invraisemblable à 32%. Aujourd’hui, le secteur vient de dépasser les 38%», confirme My Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique. Le taux d’intégration locale ayant dépassé l’objectif initial fixé à l’horizon 2020 (32%). Aujourd’hui, un nouvel objectif plus ambitieux est fixé au secteur. Il est désormais de 42% pour 2020.

    Comparé au secteur automobile, qui affiche un taux d’intégration autour de 60%, contre 38% actuellement pour l’aéronautique, les locataires de MidParc progressent plus vite en termes de rythme d’intégration. En effet, de 2014 à aujourd’hui, l’industrie aéronautique est passée de 17 à 38% de taux d’intégration, soit un bond de 21 points en 6 ans, contre une amélioration d’environ 15 points pour l’industrie automobile (de 45% en 2014 à environ 60%).

    Les carnets de commandes ne désemplissent pas chez les opérateurs. On y fabrique les pièces made in Maroc d’une trentaine de modèles d’avions: 5 chez Boeing (737, 767, 747…), 8 chez Airbus (A320, A330, A380…), 8 du canadien Bombardier, 2 appareils de l’avionneur chinois Comac (ARJ21 et C919), 5 avions du brésilien Embraer, ou encore le SJ100 du russe Sukhoi.

    Aujourd’hui, le site Maroc est devenu une base incontournable dans la construction aéronautique. Les opérateurs sont répartis entre les écosystèmes assemblage, ingénierie, RMO (maintenance d’avions et moteurs), systèmes électriques, ou encore les écosystèmes composite, moteur et électronique embarquée. «Le spectre est en train de s’élargir petit à petit pour toucher de nouveaux secteurs qui pourraient être porteurs, notamment l’aéronautique défense», soutient Hamid Benbrahim El Andaloussi, PDG de MidParc.

    Deal Bombardier/Spirit AeroSystems

    Les différents écosystèmes montent en puissance. Celui de l’américain Boeing est en bonne voie pour la réalisation du milliard d’achat de pièces usinées au Maroc par an. «Nous attendons bientôt la mise en place de l’écosystème avec Bombardier», révèle le ministre de l’Industrie et du Commerce. Quelques heures après la sortie du ministre de tutelle, Bombardier a annoncé une entente définitive pour la vente de ses activités aérostructures à Spirit AeroSystems Holding, Inc. Le deal intervient dans le cadre d’une décision stratégique du canadien de se concentrer sur les trains et les avions d’affaires. «Nous accueillons avec enthousiasme cette nouvelle évolution dans le secteur et soutiendrons Spirit AeroSystems, Inc. et les équipes locales dans la continuité de leurs activités au Maroc», déclare Karim Cheikh, président du Gimas.

    M.Ko.

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc