×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Parité: Le coup de gueule des ONG

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5620 Le 23/10/2019 | Partager
    Critique du recul du nombre de ministres femmes dans le gouvernement
    Elles revendiquent une meilleure application de ce principe constitutionnel
    Et appellent au lancement de la réforme du code de la famille
    parite-manif-ong-020.jpg

    Les ONG de défense des droits des femmes appellent à une refonte de plusieurs projets de loi, dont certains sont soumis au Parlement et d’autres déjà adoptés, dont le texte sur l’Apald ou celui relatif au code pénal (Ph. Bziouat)

    Quelques semaines seulement après l’installation de la nouvelle équipe du gouvernement El Othmani, les ONG ont haussé le ton, pour relancer le débat autour de la parité, prévue par la Constitution de 2011. L’un des premiers constats de la société civile: la rareté des profils féminins dans la composition du gouvernement remanié. Dans l’équipe précédente, les femmes étaient plus nombreuses, mais occupaient essentiellement des postes de secrétaires d’Etat.

    Aujourd’hui, les quatre ministres femmes gèrent des départements plus importants, comme le Tourisme, l’Habitat... Mais cela reste insuffisant pour ces associations. Ces nominations «ne reflètent pas la volonté d’assurer la parité dans les postes de responsabilité et de garantir une présence qualitative des femmes dans la gestion des affaires publiques».

    La nouvelle version du gouvernement El Othmani est interpellée par la société civile, pour «pallier les manquements constatés durant la période précédente de ce mandat». C’est le cas notamment pour une série de mesures portant sur le renforcement de l’accès des femmes aux postes de responsabilité, prévues par la stratégie Ikram, qui sont restées lettre morte, selon ces ONG.

    Aujourd’hui, elles plaident en faveur d’une meilleure application du principe de la parité, notamment au niveau des politiques publiques et des programmes sectoriels. Ces associations appellent à une refonte globale de plusieurs projets de loi soumis au Parlement. C’est le cas notamment du texte sur l’Autorité de la parité (APALD), déjà adopté, et qui avait suscité une levée de boucliers des associations.

    Idem pour le projet de code pénal, qui continue de faire des vagues, particulièrement pour les dispositions relatives à l’avortement et aux relations consensuelles entre adultes. Ces associations appellent également à lancer de nouvelles réformes, portant notamment sur «des lois discriminatoires, comme le code de la famille, en prenant en compte les revendications de la société civile».

    Le gouvernement est également interpellé sur le chantier de la lutte contre les stéréotypes et les discours machistes, «proférés notamment par certains responsables ou personnalités publiques».

    M.A.M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc