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    Kénitra: Le transport urbain par bus s’enlise

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    Parc en sous-effectif avec des bus dans un état lamentable
    La commune et le délégataire, Karama Bus, se rejettent la responsabilité
    A défaut d’un compromis, l’option de la résiliation du contrat reste fortement envisageable
    kenitra-bus-019.jpg

    Selon la commune, le parc en activité n’atteint même pas une centaine de bus, dont la majorité se trouve dans un état de délabrement avancé (Ph. NEA)

    A Kénitra, le transport urbain par bus est en panne suite à la crise qui frappe de plein fouet la société délégataire, Karama Bus. Une crise qui ne date pas d’aujourd’hui mais dont les premiers signes remontent, juste quelques mois, après la signature du contrat de gestion déléguée en 2012. Aujourd’hui, le secteur se trouve dans une situation critique, ce qui suscite colère et mécontentement des habitants de la capitale du Gharb.

    En ce qui concerne les causes de cette crise, la commune et la société délégataire se rejettent la responsabilité. Il est reproché à Karama Bus l’énorme retard enregistré dans le renforcement de son parc pour répondre aux besoins de la ville.

    «Actuellement, le parc opérationnel est composé de seulement 78 bus, alors que le contrat en prévoit plus de 180», avance un responsable du bureau du conseil de la ville dirigé par le PJD. «Et la majorité des bus en circulation se trouvent dans un état de délabrement avancé, ce qui oblige l’opérateur à renforcer son parc avec 101 nouveaux bus, et ce avant la fin de cette année», ajoute-t-il.

    Face au refus du délégataire de mobiliser le parc prévu par le contrat, une mise en demeure lui a été adressée le 10 septembre 2019, indique le responsable de la commune. Ce qui ouvre la porte à l’option de la résiliation du contrat. Pour la société délégataire, cette crise s’explique en grande partie par l’absence d’un environnement de travail convenable.

    A ce titre, elle évoque les actes de vandalisme contre les bus et le phénomène de fraude pratiqué par une partie des usagers. Sans oublier le problème de l’insécurité au sein des bus. Selon les résultats d’une étude, les pertes financières en termes de recettes durant la période 2012-2016 étaient estimées à 185 millions de DH, est-il avancé.

    Un montant contesté par la commune du fait que le trafic annuel réalisé réellement par la société est estimé à 53 millions de voyages alors que le délégataire avance seulement 33 millions de voyages. Consciente de l’impact des problèmes avancés par le délégataire sur l’équilibre financier du contrat, trois avenants ont été adoptés dont le dernier en 2014, rappelle le responsable de la commune.

    Mais la société n’a pas fourni assez d’efforts pour redresser cette situation, regrette-t-il. On apprend par ailleurs que la société a entamé, il y a trois mois, une action en justice réclamant une expertise pour l’évaluation de ses dommages au titre de ce contrat.

    Noureddine EL AISSI

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