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    Société

    La dynamique enclenchée pour la filière équine

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5619 Le 22/10/2019 | Partager
    La Sorec, un acteur majeur gérant tous les haras nationaux
    Le Maroc à la pointe de la technologie pour le développe­ment de la génétique
    30.000 emplois directs et indi­rects liés au cheval
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    Le cheval Barbe est une race emblématique du Maroc, très ancienne et originaire d’Afrique du Nord. Il est idéal pour les activités sportives comme l’équitation, l’endurance, les randonnées équestres et touristiques (Ph. L’Economiste)

    La présence de la Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) a, comme pour les éditions précédentes, été forte lors de la 12e édition du Salon du cheval qui s’est achevée dimanche dernier. Ses collaborateurs ont été présents dans dif­férentes carrières du Salon et ont encadré notamment les sauts d’obstacles et là où il y a de l’animation et aussi au niveau de la Tbourida.

    Depuis le lancement, en 2011, de la Stratégie nationale pour le développement de la filière équine par le département de l’Agriculture, la Sorec et ses partenaires ont reçu pour mission d’être une locomotive du développement du secteur équin. Dès lors, tous les moyens et acteurs ont été mobilisés dans un même objectif: sauvegarder le che­val Barbe et aussi développer ses utilisations et le rendre utile dans l’économie et dans le développement social. Actuellement, 30.000 emplois directs et indirects sont liés  à la filière du cheval.

    Que ce soit à travers la Sorec ou d’autres ins­titutions, le Maroc est aujourd’hui à la pointe de la technologie en termes de reproduction équine. Il rivalise avec les grands pays d’éle­vage surtout pour les purs-sangs de course, le Barbe et l’Arabe-Barbe. Concernant ces derniers, il faut signaler que, grâce à la Sorec, le Maroc détient déjà une bonne génétique.

    De­puis quelques années, des semences ont été importées et ont per­mis de construire une «jumenterie» très inté­ressante en termes de génétique. Grâce aussi au processus de reproduction, considéré très fiable, à travers les haras nationaux, les centres de reproduction et de transfert d’embryons. Un effort auquel sont associés les techniciens de la reproduction, les insé­minateurs, les étalonniers.

    Tous ces efforts ont fait que le Maroc exporte depuis quelques années des che­vaux de trait utilisés dans la formation et les randonnées. Cependant, ces exportations sont de plus en plus cadrées pour éviter une «hémorragie» et de mettre en danger le Barbe. Le volume a donc été réduit pour donner beaucoup plus de valeur ajoutée aux Barbes avant leur exportation.

    Par ailleurs, les haras nationaux sont actuellement en restructuration. Des chan­tiers ont été lancés et ont touché l’infras­tructure. Celui d’El Jadida a été construit aux normes internationales avec une archi­tecture moderne qui répond aux besoins d’utilisation sur trois niveaux.

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    Quasiment imbattable sur les courtes et moyennes distances, le pur sang anglais est le plus prisé pour les courses de galop

    De son côté, celui de Bouznika a été complètement réa­ménagé et répond à un besoin stratégique des éleveurs de chevaux de course et peut accueillir actuellement jusqu’à 120 chevaux. Celui de Meknès a été également totalement réaménagé tout en gardant son aspect à la structure ancienne du haras, qui fait partie du patrimoine de la ville puisqu’il a été construit il y a plus de 100 ans.

    A ses côtés, une nouvelle structure, plus moderne, a vu le jour et a été ouverte en 2016. Il est équipé d’outils technologiques modernes que ce soit pour le transfert d’embryons, l’insémination artificielle ou tout simplement le bien-être du cheval. Aujourd’hui, selon la Sorec, le Maroc est à la pointe de la technologie pour le dévelop­pement de la génétique équine.

    La mission de cette entreprise publique est de produire des chevaux de qualité et d’améliorer les races équines en s’appuyant sur les dernières techniques de génétique et de biologie animale. Les haras nationaux travaillent également à former, à diffuser et à promouvoir les techniques modernes d’élevage et les bonnes pratiques du bien-être des chevaux.

    Les primes aux naisseurs, les aides aux importations de poulinières de qualité sont des exemples de mesures in­citatives mises en place auprès des éleveurs pour encourager le développement d’un élevage équin de qualité au Maroc.

                                                                                      

    Les différentes races

    Cinq principales races de chevaux sont élevées au Maroc.

    ■ Cheval Barbe: race embléma­tique du pays, très ancienne et originaire d’Afrique du Nord. Il est idéal pour les acti­vités sportives comme l’équitation, l’endu­rance, les randonnées équestres et touris­tiques. L’origine du cheval Barbe remonte à plus de 3.000 ans. De taille moyenne, il a la tête forte et chargée aux ganaches, le front large et souvent bombé, le profil convexe ou droit. L’encolure est puissante, large et bien greffée, le garrot assez marqué, le dos puissant et large, la croupe avalée dite en pupitre, la queue attachée bas.

    ■ Pur-sang arabe: un excellent che­val d’endurance qui séduit par sa grâce et la noblesse de son maintien. Il est aussi utilisé dans les courses hippiques marocaines. Le cheval Arabe est considéré comme étant le seul véritable Pur Sang. Créateur et améliorateur de presque toutes les races, il est l’ancêtre du Pur-Sang anglais et croisé avec ce dernier, le père de l’Anglo-arabe. Le profil concave et le port haut de la queue associés à un charisme indiscutable sont les principales caractéristiques de la race.

    ■ Arabe-Barbe: issu d’un croisement entre le Barbe et le pur-sang, est connu pour sa robustesse, ses qualités sportives et sa rapidité sur les courtes distances. C’est le cheval de selle par excellence au Maroc, particulièrement convoité par les cavaliers de la Tbourida.

    ■ Pur-sang Anglais: une race qui a été développée et stabilisée au début du 8e siècle, par le croisement de la jumenterie de l’armée anglaise avec 3 étalons orientaux (Arabe et Barbe). Introduit au Maroc au début du 20e siècle, le Pur-Sang est un che­val de courses par excellence, et il est imbat­table sur les courtes et moyennes distances. Fait en lévrier, le Pur-Sang est de grande taille et ultra-longiligne.

    ■ Anglo-Arabe: issu du croisement du pur-sang arabe et du pur-sang anglais. Au Maroc, ce type de cheval a vu le jour en 1993. Presque aussi grand et affiné que le Pur-Sang Anglais, l’anglo-Arabe est un cheval longiligne, polyvalent pré-sentant des aptitudes aussi bien pour les courses que pour les sports équestres tels le saut d’obstacles, le concours complet, le dressage,...

    J.E. HERRADI

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