×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Syrie: La situation préoccupe toujours

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5615 Le 16/10/2019 | Partager
    Des réunions au Conseil de sécurité de l'ONU
    Trump durcit le ton contre la Turquie qui se défend

    Les membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU ont demandé une nouvelle réunion à huis clos sur l'offensive militaire turque en Syrie. Celle-ci devait se tenir ce mercredi en fin de matinée.

    La session a été demandée par la Belgique, l'Allemagne, la France, la Pologne et le Royaume-Uni. Une première réunion s'était soldée par des divisions du Conseil et une déclaration de ces seuls Européens réclamant l'arrêt de l'offensive turque. Au terme des discussions, la Russie et la Chine avaient ensuite bloqué un texte des Etats-Unis pour le Conseil de sécurité exigeant aussi cet arrêt. Donald Trump a soudain durci le ton face à la Turquie.

    Le président américain l’a appelée à mettre fin à son opération militaire en Syrie. Il a même annoncé une série de sanctions au moment où les troupes syriennes se déployaient dans le nord du pays. Les sanctions visent les ministres turcs de l'Energie, de la Défense et de l'Intérieur.

    Leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont gelés et leurs transactions internationales en dollars sont bloquées. Les démocrates, qui ont critiqué le retrait des troupes américaines du nord de la Syrie, n'ont pas non plus été convaincus de ces dernières annonces.

    Cibles d'une offensive turque et abandonnées par leurs alliés américains, les forces kurdes se sont tournées vers les troupes de Damas, qui se sont approchées lundi dernier de la frontière. «Les Etats-Unis veulent que la Turquie mette fin à l'invasion, mette en œuvre un cessez-le-feu immédiat et commence à négocier avec les forces kurdes en Syrie», a indiqué le vice-président américain Mike Pence qui se rendrait prochainement à Ankara.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan persiste et signe. Il a affirmé dans un discours télévisé que «l'offensive se poursuivrait jusqu'à ce que ses objectifs soient atteints». Celle-ci vise à «déloger du nord-est de la Syrie les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), considérées comme terroristes par Ankara mais alliées de l'Occident dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI)».

    Sur le terrain, des combats se poursuivent à Ras al-Aïn entre les troupes turques et les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition militaire dominée par les YPG, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

    Lancée le 9 octobre dernier, l'opération turque a ouvert un nouveau front dans le conflit en Syrie. Celui-ci a fait depuis 2011 plus de 370.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

    F. Z. T. avec agences

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc