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    International

    Le fardeau de la dette extérieure préoccupe

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5609 Le 08/10/2019 | Partager
    Celle des pays à revenu faible et intermédiaire a bondi de 5,3% l’an dernier
    La situation se dégrade dans plusieurs pays, Chine en tête
    Le continent africain n’est pas épargné

    A l’approche des Assemblées an­nuelles du Groupe de la Banque mon­diale et du Fonds monétaire internatio­nal (FMI) qui se tiendront du 14 au 20 octobre 2019 à Washington, de nouvelles statistiques sur la dette internationale viennent d’être dévoilées.

    La dette exté­rieure des pays à revenu faible et inter­médiaire a bondi de 5,3% l’an dernier, ressortant à 7.800 milliards de dollars. Les flux nets d’endettement (versements bruts moins remboursements du princi­pal) provenant de créanciers étrangers ont fléchi eux de 28%, à 529 milliards de dollars, selon l’édition 2020 de la Banque mondiale.

    Si, en moyenne, le fardeau de la dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire est resté modéré, la situation se dégrade dans plu­sieurs pays depuis 2009. La part des pays affichant un ratio dette/RNB inférieur à 30% a reculé de 42% voici dix ans à 25% actuellement. Le nombre de pays ayant un ratio dette/exportations élevé a en revanche augmenté.

    «Beaucoup de pays en développement ont besoin  de plus d’investissements pour pouvoir atteindre leurs objectifs et croître plus vite», avertit David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. «La transparence de la dette doit s’appliquer à toutes les formes des engagements publics, y compris aux dettes cachées ou implicites. Il s’agit d’une condition indispensable pour attirer plus d’investis­sements et assurer une allocation efficace des capitaux, ce qui est au coeur de nos efforts visant à améliorer les résultats de développement», dit-il.

    Pour ce qui est de la répartition géo­graphique, l’accroissement de l’encours de la dette s’explique par un bond de 15% enregistré en Chine, attisé par l’appétit des investisseurs pour les actifs libellés en renminbi. Compte non tenu des dix plus gros emprunteurs du monde (Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chine, Fédération de Russie, Inde, Indo­nésie, Mexique, Thaïlande et Turquie), l’encours de la dette extérieure a aug­menté de 4%.

    Les pays d’Afrique sub­saharienne (à l’exclusion de l’Afrique du Sud) ont vu leurs stocks gonfler en moyenne de 8% en 2018. Dans plus de la moitié des cas, des encours ont été mul­tipliés par deux depuis 2009. Au Maroc, le total des stocks de la dette extérieure a atteint 49,02 milliards de dollars en 2018 contre 49,79 en 2017.

    Les flux nets d’endettement vers les pays à revenu faible et intermédiaire et provenant de créanciers multilatéraux ont bondi de 86%, sous l’effet principa­lement du soutien apporté à l’Argentine par le FMI. Ils sont restés globalement inchangés par rapport à l’an dernier si l’on ne tient pas compte de cette opéra­tion.

    Les experts de la Banque mondiale notent par ailleurs un ralentissement des emprunts alloués par des pays non membres du Club de Paris en direction de pays éligibles à l’aide de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

    La part des nou­veaux engagements de créanciers bila­téraux non membres du Club de Paris a reculé à 17% (une évolution qui confirme une tendance à la baisse depuis 2010, où elle ressortait à 43%) tandis que la part des créanciers bilatéraux du Club de Paris est restée stable, à 12%.

    Chute des émissions obligataires

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    Les émissions obligataires des pays à revenu faible et intermédiaire (qui constituent pour certains une source essentielle de financement) ont chuté de 26% en 2018, à 302 milliards de dollars. Ceci sur fond d’aggravation de l’incerti­tude mondiale, de durcissement des marchés financiers et de baisse des cotes de crédit. Mais, avec 17 milliards de dollars d’émissions, les pays d’Afrique sub­saharienne (Afrique du Sud exclue) ont atteint un niveau record. Deux facteurs caractérisent les émissions de 2018. Elles sont assorties d’échéances plus longues et, dans tous les cas, la demande a été supérieure à l’offre.
    Globalement, les flux financiers nets en direction des pays à revenu faible et intermédiaire (qui comprennent les apports générateurs de dette et les prises de participation) ont reculé de 19% en 2018, ressortant à 1.000 milliards de dollars. Leur volume a cependant chuté de 28% si l’on ne tient pas compte de la Chine. Celle-ci représente pratiquement la moitié des flux nets d’endettement et 43% des apports de fonds sous forme de participations.

    Fatim-Zahra TOHRY

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