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    Economie

    Sortie du Trésor à l'international: Une bonne nouvelle de Standard & Poor's

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5608 Le 07/10/2019 | Partager
    L'agence vient de relever la perspective de la note souveraine
    En revanche, la stagnation du rating depuis près de dix ans interpelle

    C'est une bonne nouvelle pour les finances publiques dans la perspective de la prochaine sortie du Trésor à l'international. Celui-ci peut espérer obtenir de meilleurs taux d'intérêts qu'il y a quelques semaines suite au relèvement de la perspective de la note souveraine de négative à stable par Standard & Poor's, le 4 octobre dans la soirée.

    L'agence de notation financière l'avait dégradé il y a juste un an. Elle a maintenu la note à court et long terme en monnaie locale et étrangère à BBB-/A-3. Cette dernière n'a pas bougé depuis bientôt dix ans (le Maroc avait décroché cette note en 2010, intégrant la catégorie "Investment grade"), signe qu'aux yeux de Standard & Poor's, le Maroc ne déploie pas assez d'effort pour passer à l'étage supérieur.

    Cette année comme cinq ans auparavant, la copie du Maroc ne s'est pas beaucoup améliorée sur les sujets lui permettant d'accéder à une meilleure note. Il affiche un PIB par habitant parmi les plus faibles dans le groupe des pays bénéficiant de l'investment grade. En outre, la croissance y est faible et trop dépendante de la volatilité du PIB agricole.

    Le relèvement de la perspective de la note cette année prend en compte les efforts de consolidation budgétaire et une amélioration du déficit du compte courant sur les deux prochaines années. Les anticipations de croissance sur les trois prochaines années, avec une moyenne autour de 4%, sont des éléments qui ont contribué à l'amélioration des perspectives.

    Des décalages significatifs par rapport à ces hypothèses pourront entraîner une amélioration ou une dégradation de la note souveraine, avertissent les analystes. «Nous pourrions relever la note si les perspectives d'assainissement budgétaire s'amélioraient sensiblement ou si la transition en cours vers un taux de change plus flexible et ciblé sur l'inflation renforçait de manière significative la compétitivité extérieure du Maroc. Inversement, la note pourrait être dégradée si le gouvernement déviait de son plan d’assainissement budgétaire, entraînant une dette publique nettement plus élevée par rapport à nos prévisions ou que les taux de croissance du PIB réel sont nettement inférieurs à nos attentes».

    Le gouvernement espère stabiliser le déficit budgétaire à 3,7% cette année avant une décrue vers 3% à l'horizon 2022 grâce notamment à des cessions d'actifs. Elles ont démarré cette année par la vente de 8% de Maroc Telecom, ce qui a rapporté 9 milliards de DH. En tenant compte des privatisations, le déficit budgétaire s'établirait à 3,3% en 2019 selon Standard & Poor's.

    La vague de privatisation prévue d'ici 2022 représenterait environ 4% du PIB. Dans les comptes publics, ces rentrées viendront notamment compenser la chute progressive des dons en provenance des pays du Conseil de coopération du Golfe, sauf si le Maroc renégocie entre-temps un nouvel accord.

    Deux milliards de dons en provenance du CCG sont prévus cette année et 1,8 milliard de DH l'année prochaine. Sur la période 2018-2020, les tirages auprès de cette source totaliseraient 6,6 milliards de DH contre 33,5 milliards de DH entre 2014 et 2017. L'objectif de 3% de déficit budgétaire à court terme permettrait aussi d'infléchir la courbe de la dette.

    F.Fa

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