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    Economie

    Maroc-Luxembourg: A la recherche d’un partenariat win-win

    Par Nadia DREF | Edition N°:5601 Le 26/09/2019 | Partager
    Les investisseurs misent sur le Maroc en tant que hub régional
    Digitalisation et logistique, les premiers axes de coopération

    Le gouvernement luxembourgeois est plus que déterminé. Il veut concurrencer la France en se positionnant en tant que 2e porte d’entrée de l’Europe (un marché de plus de 500 millions de consommateurs) pour les entreprises marocaines en mettant en avant une excellente connectivité internationale.

    Ce pays, connu surtout pour son industrie financière, est situé entre deux des plus grands marchés de consommation européens: l’Allemagne et la France. Il se positionne pour devenir un pôle logistique de premier plan en Europe pour les détaillants en ligne transfrontaliers qui expédient leurs marchandises directement aux consommateurs européens ou y installent des centres de traitement électronique avec le soutien de prestataires logistiques.

    «Le Luxembourg offre aux entreprises internationales de nombreux avantages stratégiques pour mener leurs affaires avec succès en, de et vers l’Europe», a souligné Étienne Schneider, vice-premier ministre et ministre de l’Economie du Grand-Duché de Luxembourg.

    Quatre ans après leur première mission économique et commerciale au Maroc, celle tenue du 23 au 26 septembre, entre Rabat, Casablanca et Tanger se veut plus offensive. Pour les opérateurs luxembourgeois, le Maroc peut servir de hub pour attaquer le marché africain. L’affinité des grandes entreprises et banques marocaines avec le continent ainsi que leur connaissance de l’environnement des affaires de cette région sont des réels atouts.

    Le Maroc est 1er investisseur en Afrique de l’Ouest et 2e sur le continent. Les entreprises marocaines sont présentes dans 27 pays voisins et opèrent dans divers secteurs tels que la banque, les assurances, les télécoms et les TIC. «L’adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine offre de nouvelles opportunités», complèle Moulay Hafid Elalamy, ministre du Commerce et de l’Industrie.

    Une cinquantaine d’opérateurs ont pris part à la mission économique dont Arcelormittal, Batipart International/Onomo Hotels, EBRC… Ils représentent différents secteurs: digital, logistique, industrie, conseil fiscal, architecture…

    Aérien, hôtellerie… D’autres niches à explorer

    La mission commerciale est axée sur les collaborations dans le domaine de la digitalisation, de la cyber-sécurité et de la logistique. Un accord de partenariat a été signé entre la Chambre de commerce du Luxembourg avec l’Agence de développement du digital. Cet accord couvre l’e-gouvernement, la promotion des startups, la digitalisation des TPE et PME et la transformation digitale des entreprises. Le Luxembourg est réputé pour être une place de choix, en tant que plateforme en matière de sécurité des systèmes d’information, pour le commerce électronique et la distribution de contenus numériques. «Nous considérons que le Maroc fait partie de l’Europe digitale surtout après la création de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel», souligne Yves Reding, CEO de l’European Business Reliance Centre.   Seul couac: le retard pris dans le déploiement de la fibre optique qui peut freiner le développement des investissements. Côté logistique, le ministre du Grand-Duché a émis le souhait de connecter son pays à TangerMed. Le directeur de la Chambre de commerce du Luxembourg et ancien ministre, Luc Frieden n’a pas exclu d’autres partenariats dans plusieurs domaines: aérien, hôtellerie, finances… Il a invité les hommes d’affaires marocains à venir s’enquérir des opportunités d’investissement au Grand-Duché.

                                                                                  

     «Nos ambitions sont grandes»

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    Gilles Knoery, CEO Digora (Ph. Jarfi)

    Créée en 1997 et ayant son siège à Strasbourg, Digora est présente en France (Bordeaux, Lille, Lyon, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse), au Luxembourg et au Maroc. Le groupe accompagne ses clients dans leur transformation digitale.

    - L’Economiste: Quel bilan faites-vous après cinq ans d’implantation au Maroc ?
    - Gilles Knoery:
    Il y a cinq ans, nous sommes partis de zéro. Actuellement, nous avons une quinzaine de clients surtout de grandes entreprises privées. Toutefois, l’accès aux marchés publics est très difficile au Maroc à l’opposé de la France où il y a une centrale d’achat publique qui facilite l’accès à ces commandes. Par ailleurs, nous avons développé des partenariats avec des entreprises locales dont celui avec N+1, une entreprise qui propose du cloud privé hybride et qui exploite des data centers à Casablanca. Notre chiffre d’affaires au Maroc évolue à deux chiffres et a plutôt tendance à s’accélérer. Le chiffre d’affaires groupe (Maroc, France et Luxembourg) se situe entre 25 et 30 millions d’euros.

    - Quels sont vos objectifs à travers votre participation à cette mission commerciale?
    - Notre objectif est de développer encore plus notre business au Maroc et en Afrique. Il y a énormément de choses à faire. Nos ambitions sont grandes.

    - Arrivez-vous à trouver les compétences localement?
    - Notre métier demande un niveau élevé de technicité. Ici au Maroc, nous avons recruté une vingtaine d’ingénieurs compétents et enthousiastes qui travaillent, je vous le concède, dans des conditions difficiles en termes d’organisation. Nous comptons doubler nos effectifs d’ici trois ans. Ces équipes travaillent en parfaite collaboration avec les équipes françaises sur nos projets. Ensemble, elles interviennent en Tunisie, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et plusieurs autres pays.

    Propos recueillis par Nadia DREF

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