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    Analyse

    Un plan de conquête durable pour Marrakech

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5600 Le 25/09/2019 | Partager
    Au cœur de la stratégie, attirer de nouveaux investisseurs et créer des emplois
    Poursuivre l’offensive sur les marchés et créer un observatoire régional, les objectifs
    Porter le taux d’occupation à 70% et augmenter le prix moyen, les défis
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    Avec 40% des arrivées, Marrakech est devenue la première destination africaine. Et aujourd’hui, l’ambition pour ses acteurs est de se frayer une place dans le top ten méditerranéen et une place parmi les 30 villes mondiales

    Avec ces perturbations sur le marché français et les pertes qui seront engendrées par Thomas Cook, le Conseil régional du tourisme (CRT) de Marrakech se retrousse les manches et passe à un plan de conquête pour récupérer les parts perdues et en attirer d’autres en Europe, en Amérique et en Asie tout en consolidant les acquis.

    «Il s’agit là d’un plan audacieux où toutes les parties (publique et privée) doivent être impliquées pour oser ensemble se lancer des challenges», précise d’emblée Hamid Bentahar, président du CRT. «Les défis aujourd’hui pour la destination qui a réussi à attirer 2,8 millions d’arrivées est de maintenir ces scores et faire plus».

    Pour cela, Marrakech/Safi n’a pas le choix: la région doit se réinventer en permanence pour devenir une destination favorite agréable à vivre et surtout intéressante pour les investisseurs, insiste Bentahar. Parmi ces challenges, faire de Marrakech la 1re destination en Afrique et la 10 e en Méditerranée.

    Pour atteindre ce ranking, il faut évidemment travailler davantage sur le produit, l’aérien…, mais surtout changer de méthode. Si jadis l’investisseur était au cœur de la stratégie, aujourd’hui, c’est le citoyen et le client qui doivent être la grande priorité. «Une communauté locale engagée garantit une communauté de voyageurs fidèles, qui attire à son tour des investisseurs partenaires durables», explique Bentahar.

    Les professionnels locaux estiment que le tourisme emploie au moins quelque 500.000 personnes en direct dans la région de Marrakech/Safi et que le tourisme pourrait porter ce chiffre à 540.000 en 5 ans en plus de 100.000 emplois indirects.

    «C’est réalisable, insiste le président du CRT puisque, dans le monde, le tourisme a créé 25% des emplois les 7 dernières années. Pour attirer les investisseurs qui devront créer ces emplois, il faudra améliorer la croissance des entreprises touristiques actuelles, le produit et l’expérience client et disposer d’instruments clairs et transparents qui aideront la destination à augmenter le taux d’occupation à 70% et augmenter de 10% les revenus par visiteur. «C’est ce discours qui parle aux décideurs».

    Pour cette nouvelle stratégie, les professionnels du tourisme locaux ont identifié les leviers d’accélération dont une partie devrait être prise en charge par le secteur public et des partenaires dans la formation, par exemple avec des méga-projets structurants (comme le parc des expositions), les grands équipements sportifs, l’innovation et la recherche. Au privé d’améliorer l’expérience client, la croissance des parts de marché, du chiffre d’affaires, le taux d’occupation, du prix moyen.

    Enfin, à ses partenaires de les soutenir dans le développement de l’aérien. Aujourd’hui, l’aéroport Marrakech-Ménara accueille près de 496 vols par semaine qui relient la ville à tous les aéroports mondiaux. Les professionnels du tourisme espèrent 130 rotations de plus.

    B.B.
     

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