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    International

    Israël: Netanyahu appelle son rival à co-gouverner

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5597 Le 20/09/2019 | Partager
    Le Premier ministre s’ac­croche pour éviter la prison
    Benny Gantz promet d’ouvrir des consultations avec les partis arabes
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    En avril, le Likoud et la formation Bleu-blanc avaient chacun obtenu 35 sièges sur 120. Le président israélien avait mandaté Benjamin Netanyahu pour former un gouvernement de coalition. Mais incapable d’y parvenir, ce dernier avait dissous le Parlement et provoqué un nouveau scrutin (Ph. AFP)

    Le Premier ministre israélien Benja­min Netanyahu, qui joue sa survie politique, a pris Israël par surprise jeudi en appelant Benny Gantz à la formation d’un gouver­nement d’union nationale. Ceci, deux jours après des élections législatives n’ayant pas départagé les deux rivaux.

    Le Premier ministre sortant affirmait en­core la veille que «le pays n’avait que deux choix: soit un gouvernement de droite dirigé par lui, soit un gouvernement dangereux qui repose sur les partis arabes». Une attaque indirecte contre son principal rival, l’ancien général Benny Gantz qui avait promis d’ouvrir des discussions avec les formations arabes dans l’espoir d’arriver à une coali­tion. Mais coup de tonnerre politique jeudi matin: le Premier ministre, au pouvoir sans discontinuer depuis une décennie, a proposé des discussions directes avec Gantz.

    Deux jours après les législatives, les résultats (encore provisoires) créditent le Li­koud de Netanyahu de 31 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien, contre 33 pour le parti Kahol Lavan (Bleu-blanc) de Benny Gantz.

    En ajoutant leurs alliés res­pectifs et potentiels, des partis religieux et/ou très marqués à droite pour Netanyahu, et des formations à gauche ou arabes, pour Gantz, le compteur tombe à 56 députés dans chaque camp, sous la barre de 61 pour obtenir une majorité au Parlement.

    «Benny, nous devons mettre en place un gouvernement d’union le plus large possible. Le peuple attend de nous deux que nous pre­nions nos responsabilités et que nous agis­sions en coopération», sollicite Netanyahu en prenant le pays par surprise. Il s’agit d’un changement de ton abrupt pour Netanyahu. Et pour cause, c’est l’ultime tentative pour éviter ou retarder l’emprisonnement.

    Outre les scores du Likoud et du parti Bleu-blanc, les résultats des alliés potentiels de chacun seront déterminants car la question n’est pas tant de savoir qui aura le plus de sièges entre Netanyahu et Gantz mais lequel des deux sera en mesure d’atteindre, par des alliances, le nombre de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement.

    Or, selon les sondages à la sortie des urnes, aucun bloc ne semble capable de réu­nir ce nombre de députés et donc de former un gouvernement à l’issue de ce second scru­tin en cinq mois, les élections d’avril ayant abouti à un score similaire. Avec ses alliés traditionnels, le Likoud pourrait obtenir entre 54 et 57 sièges, et le parti Bleu-blanc entre 54 et 58, selon ces baromètres qui donnent l’image d’un pays polarisé.

    A.G.

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