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    Entreprises

    Résultats sociétés cotées: Les grands comptes soignent leurs revenus

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5585 Le 04/09/2019 | Partager
    Ils sont en hausse pour la plupart des poids lourds du marché au 1er semestre
    Mais cet indicateur reste insuffisant pour évaluer leurs performances
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    Après les résultats trimestriels, les investisseurs ressortent avec peu d'informations sur les performances des entreprises cotées. Il faudra attendre d'ici la fin du mois de septembre et la publication des comptes semestriels pour les apprécier

    Alors que les publications trimestrielles sont obligatoires depuis peu, les sociétés cotées ont en partie joué le jeu. Cette première expérience est assez décevante puisque les investisseurs en ressortent avec très peu d'informations sur la santé des pensionnaires de la cote, excepté quelques émetteurs.

    Comme d'habitude, il faudra attendre d'ici la fin du mois de septembre et la publication des comptes semestriels pour évaluer les performances des entreprises cotées. L'Autorité des marchés aurait pu être plus exigeante sur les informations minimum à diffuser dans les publications trimestrielles.

    L'évolution du chiffre d'affaires reste peu pertinente pour analyser les performances de plusieurs secteurs. C'est le cas notamment des assurances où les compagnies sont confrontées à une érosion de leur rentabilité en raison de la sinistralité dans la branche non vie, en particulier sur le marché automobile.

    Mais cela ne se voit pas dans le comportement des primes. Elles ont augmenté à deux chiffres pour Atlanta et Saham Assurance. La croissance s'est limitée à 3% pour Wafa Assurance en raison de la baisse de régime de la branche vie. Toujours dans le secteur financier, les banques ont réalisé un produit net bancaire en hausse de 4,6% à 31,4 milliards de DH.

    Première expérience assez décevante

    La croissance est au rendez-vous pour tous les établissements cotés. Les revenus se sont établis à 1,54 milliard de DH pour BMCI. La filiale marocaine de BNP Paribas a amélioré de 12,5% son coût du risque au 1er semestre. Ce qui lui permet d'afficher un résultat net consolidé en hausse de 1,6% à 353 millions de DH.

    De son côté, Crédit du Maroc a profité d'une bonne dynamique commerciale pour améliorer son produit net bancaire de 2,2% à 1,2 milliard de DH. Les charges d'exploitation ont progressé dans la même proportion. Comme BMCI, Crédit du Maroc a amélioré la qualité de son portefeuille avec une baisse de 12% du coût du risque à 143 millions de DH.

    A fin juin, les profits de la banque ont augmenté de 14% à 301 millions de DH. Ce résultat a contribué à l'amélioration du ratio de solvabilité à 14,90% soit 2,9 points au-dessus du minimum requis. Il faudra attendre les prochaines semaines pour se faire une opinion sur les performances des autres banques cotées.

    Dans les autres secteurs vedettes du marché, la conjoncture a été mitigée pour les cimentiers. Après un premier trimestre positif, les ventes se sont inscrites en baisse sur les trois mois suivants. Néanmoins, les deux entreprises du secteur ont réussi à améliorer leur chiffre d'affaires. Il a progressé de 0,2% à 3,9 milliards de DH pour LafargeHolcim Maroc alors que Ciments du Maroc a réalisé 2,1 milliards de DH en hausse de 5,6%.

    Après son alerte sur les résultats, Managem a publié un chiffre d'affaires en baisse de 13% au premier semestre à 2,2 milliards de DH. L'impact négatif de la chute des cours des métaux à l'international (-11% pour le cuivre, -9% pour l'argent, -62% pour le cobalt, -20% pour le plomb) a été en partie atténué par la hausse de la production, principalement de l'argent et du cobalt.

    Le chiffre d'affaires de la filiale SMI a ainsi augmenté de 23% sur les six premiers mois de l'année à 424 millions de DH. Après une année vierge en matière de production d'or, le groupe minier enregistre une contribution non négligeable de son actif au Soudan. Pour les mêmes raisons que Managem, Minière Touissit a vu son chiffre d'affaires décliner de  14% à 251 millions de DH.

    Pénalisé par le mouvement de boycott l'année dernière, Oulmès renoue avec la croissance au premier semestre avec une progression de 8% du chiffre d'affaires (comptes sociaux) sans atteindre encore le niveau d'avant boycott. Il s'est établi à 763 millions de DH. 

    F.Fa

     

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