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    Economie

    Haut débit Maroc: Telecom devance ses concurrents

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5579 Le 27/08/2019 | Partager
    Signature de la 6e convention d’investissement avec l’Etat
    Très haut débit mobile et fixe, infrastructures, création d’emplois... Les enjeux
    Le programme couvre la période 2019-2021

    L’opérateur historique surprend ses concurrents. IAM s’engage à réaliser sur les trois prochaines années (2019-2021) un ambitieux programme d’investissement de 10 milliards de DH. Le groupe vient de signer la sixième convention d’investissement avec le gouvernement pour le développement des infrastructures télécoms.

    Concrètement, ce programme vise le renforcement des infrastructures et réseaux, le déploiement du haut et très haut débit mobile et fixe ainsi que la création d’emplois par milliers. L’objectif est de répondre à la croissance effrénée du trafic et déployer de nouvelles technologies pour l’accès au très haut débit. Il va sans dire que les retombées de ce programme sont multiples en termes d’enjeux économiques.

    Selon une étude récente de la SFI (filiale de la Banque mondiale), «l’amélioration de l’accès au haut débit, en particulier le très haut débit fixe, est le principal défi que doit relever le Maroc dans sa quête d’une économie numérique axée sur l’innovation, d’une productivité accrue de la main d’oeuvre et de sa progression dans les chaînes de valeur mondiales».

    Pour la Banque mondiale, «le haut débit sera la principale source de développement potentiel dans les secteurs des télécoms et des nouvelles technologies dans les années à venir».

    Fort de cette convention, l’opérateur confirme sa vocation d’investisseur de premier plan à l’échelle nationale. Chiffres à l’appui, Maroc Telecom déclare avoir investi plus de 58 milliards de DH à travers les cinq dernières conventions signées avec l’Etat. La 6e convention portera le volume global d’investissement à plus de 68 milliards de DH.

    Les cinq premiers programmes signés avec l’Etat ont, rappelons-le, permis d’introduire de nouvelles technologies tout en remplaçant la quasi-totalité des installations et équipements de réseaux mobile et fixe existants, le déploiement de la fibre optique pour le très haut débit ainsi que la création d’emplois par milliers à l’échelle nationale. L’opérateur historique est également un acteur de référence qui s’implique dans le programme Pacte.

    Un dispositif de l’Anrt qui vise la généralisation de l’accès aux télécoms à toutes les régions du Maroc, y compris les zones dites blanches (non couvertes par les réseaux). IAM est également très impliqué dans le service universel. Un mécanisme dont l’objectif à terme consiste à permettre l’accès de toute la population marocaine aux services de télécommunications de base  (téléphonie et internet). 

    Pour rappel, la réalisation des missions du service universel a été l’un des fondements de la réforme du secteur des télécoms en 1998. Ce dispositif constitue l’un des chantiers majeurs menés par l’Anrt.

    Quand le débit impacte la productivité

    Selon la SFI, «le haut débit fixe permet d’acheminer plus de trafic que les réseaux sans fil. Il offre des vitesses plus rapides et une plus grande fiabilité à l’économie numérique». Bien évidemment, lorsque le haut débit est largement disponible, la productivité augmente dans les services et l’industrie (automobile, aéronautique, offshoring, agroalimentaire...). L’inverse (débit faible et non généralisé) impacte profondément la productivité et l’utilisation des TIC dans les process de fabrication. Par ailleurs, dans l’éducation et la santé, le haut débit peut jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la qualité de service. Pareil pour la modernisation de l’administration publique via des services numériques accessibles à tous. Ce qui réduirait considérablement la corruption et la bureaucratie.

                                                                                            

    Les limites du secteur

    Pour les experts de la Banque mondiale, «le nombre limité d’opérateurs dans le secteur des télécoms au Maroc reflète une réglementation incomplète et inefficace». La SFI précise que la présence de Maroc Telecom reste forte plus d’une décennie après l’ouverture du secteur à la concurrence.

    Plus encore, «IAM est propriétaire du réseau fixe et a fortement investi dans le réseau de fibre optique, alors que d’autres opérateurs n’ont investi que modestement dans les infrastructures fixes. Ce qui reflète à la fois leur manque d’intérêt et le fait que les politiques de dégroupage de la boucle locale de cuivre, mises en place par l’ANRT depuis plus de 10 ans, n’ont pas été mises en oeuvre.

    En conséquence, Maroc Telecom détient toujours plus de 99% du marché de l’ADSL (haut débit fixe). De plus, contrairement à d’autres économies émergentes, le Maroc n’a pas accordé de licences aux fournisseurs d’accès Internet, limitant ainsi le nombre de concurrents fournissant des services Internet à 3 opérateurs», précise la SFI. Du coup, la concurrence dans le domaine de l’Internet à haut débit reste donc limitée et les prix sont élevés et inabordables pour les 60% les plus pauvres de la population, constatent les experts de la Banque mondiale.

    Autre bémol, le taux de croissance du secteur  des TIC a ralenti au Maroc. «Il a pris du retard par rapport aux pays concurrents dans ce domaine, notamment en termes de pénétration du haut débit», déduit la SFI.

    Amin RBOUB

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