×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    L'Iran se dit prêt à négocier avec Washington

    Par L'Economiste | Edition N°:5571 Le 07/08/2019 | Partager
    A condition de lever les sanctions
    Les deux pays sont en froid depuis des mois

    Est-ce le début de sortie de la crise? L'Iran est prêt à négocier avec les Etats-Unis si ces derniers lèvent leurs sanctions contre Téhéran. C’est ce qu’a annoncé mardi 6 août le président iranien Hassan Rohani, dont le chef de la diplomatie avait dit la veille avoir refusé une invitation à rencontrer le président américain Donald Trump.

    Après s'être retiré en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015, Washington a rétabli une série de lourdes sanctions économiques contre Téhéran, accusé de déstabiliser la région. Depuis lors, les tensions n'ont cessé d'augmenter entre les deux pays.

    L'Iran s'est affranchi début juillet de certains engagements pris dans le cadre de l'accord. Il menace de poursuivre son désengagement graduel du pacte si les autres Etats parties (Royaume-Uni, Allemagne, France, Chine, Russie) ne l'aident pas à contourner les sanctions américaines, qui asphyxient son économie.

    Si les Etats-Unis «veulent des discussions, ils doivent en préparer le chemin. Le chemin qui y mène passe par la repentance. Il n'y a pas d'autres voies…», a ajouté Rohani cité par l’AFP. En réponse, l'ambassadeur américain pour le désarmement Robert Wood a assuré que son «président était prêt à avoir une discussion avec l'Iran». «Nous ne sommes pas sûrs que l'Iran veut avoir cette discussion», a-t-il cependant estimé.

    Lundi, le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a confirmé qu'il avait refusé une invitation à rencontrer le président Trump, malgré des menaces de sanctions à son encontre. Selon le magazine The New Yorker, la rencontre devait avoir lieu à la Maison-Blanche, qui n'a pas confirmé ces informations.

    Soutenu par Hassan Rohani, Zarif est pourtant critiqué en Iran par les partisans d'une ligne dure face aux Etats-Unis pour son rôle de cheville ouvrière de l'accord sur le nucléaire. Ce pacte, fragilisé depuis le retrait américain, prévoit une levée partielle des sanctions internationales, en échange de la garantie que l'Iran ne se doterait pas de l'arme atomique.

    Sabotages et attaques de navires

    trump_071.jpg

    Depuis mai, la pression est montée entre Washington et Téhéran après des sabotages et attaques de navires dans le Golfe (imputées par les Etats-Unis à l'Iran, qui dément) et la destruction d'un drone américain par l'Iran. Donald Trump, qui a envoyé des soldats supplémentaires dans la région, avait affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles contre l'Iran.
    Dans ce contexte de vive animosité, la saisie par l'Iran de trois pétroliers étrangers dans le Golfe en moins d'un mois a encore exacerbé les tensions. Le deuxième arraisonnement, d'un navire suédois battant pavillon britannique, a eu lieu 15 jours après la saisie le 4 juillet du tanker iranien Grace 1 par les autorités britanniques au large de Gibraltar. Le Grace 1 a été intercepté car il violait, selon Londres, les sanctions européennes en se dirigeant avec du pétrole vers la Syrie en guerre, ce que Téhéran dément.

    F. Z. T. avec agences

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc